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vendredi, 05 mai 2006

Le mondial de la prostitution

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Le football n'est pas ma tasse de thé, loin de là. Je pense qu'au-delà des performances sportives des joueurs, indéniables, et la qualité tactique qu'il faut développer dans ce jeu, la tenue des supporteurs est ce qui me révulse le plus. Nous connaissions les hooligans, les bons boeufs hurleurs, voici maintenant ceux qui prendront pretexte d'un voyage au prochain mondial de football en Allemagne, pour faire une passe.

Et, hélas, ce mot est bien adéquat car la venue des joueurs et des supporteurs donne des idées bien odieuses à certains entrepreneurs germaniques : construire un méga bordel.

Ceci, c'est dans le continent qui se pavane le plus avec les droits de l'homme, qui se vautre dans la bonne conscience humanitaire, qui promeut l'égalité des hommes et des femmes (professionnellement, il y a encore beaucoup à faire, y compris dans les rémunérations !).

C'est la partie la plus vile et la plus méprisable de l'Occident, du moins dans sa forme de décrépitude avancée telle que nous la voyons évoluer. Les jeux du cirque à côté des lupanars.

"La décadence, c'est la bonne ambiance", chantait naguère le groupe "les civils". Effectivement et le trafic de chair humaine, cela s'appelle l'esclavagisme. C'est chez nous et c'est maintenant.

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jeudi, 04 mai 2006

Rebatet, les deux étendards et l'amour

Je suis plongé, littéralement plongé dans cet immense roman de Rebatet qu'est "Les deux étendards", ce pour quoi ce blog est en sommeil partiel. Nos écrits sont de bien piètre qualité devant la ferveur littéraire dégagée par cet imposant ouvrage de plus de 1300 pages.

Lucien Rebatet, dont je n'avais connaissance que par une réputation sulfureuse de collaborateur, chantre du fascisme, anti-sémite convaincu, a écrit une oeuvre majeure, un roman qui est un des meilleurs que j'ai lu ces dernières années. Quand un livre prend aux tripes de cette façon parce qu'il est humain, terriblement humain, c'est qu'il est une perle. L'uppercut ressentit par la lecture du "voyage au bout de la nuit" de Céline, ou du "Cheval Rouge" d'Eugenio Corti, me retasse le foie avec les "deux étendards".

Quelle langue, quelle admirable langue utilisée par Rebatet. Des mots polis, léchés, incisifs dans des phrases concises, acérées comme des poignards. Un style français dans son plus beau sens classique, presque du Voltaire dans la manière dont la phrase est amenée pour nous jeter hors de nous.

Autour de ce thème désuet de l'amour d'un homme pour une femme engagée auprès d'un autre, Rebatet visite toute la psychologie humaine dans une flamboyante fresque qui ravage les coeurs. Dire que ce roman a été écrit en prison, alors que l'auteur attendait sa condamnation à mort pour fait de collaboration, écrit dans une urgence qui lui faisait craindre de ne pas pouvoir l'achever avant d'être exécuté, laisse pantois. 

Un livre majeur, et méconnu, de la littérature française du XXème siècle, à mon humble avis.

Je replonge dedans !

Voir le dossier sur Sombreval, les Carnets de JLK