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mercredi, 01 décembre 1999

Au pays de la liberté de penser

La presse n’en a pas fait ses choux gras. Et pour cause.

C’est à son grand déhonneur que l’information suivante va paraitre dans un ouvrage publié par un universitaire anglais du nom de Christopher Andrew : " les archives Mitrokhine ". Celles-ci prennent leur nom d’un ancien archiviste du KGB, arrivé en Grande-Bretagne en 1992 avec six malles d’archives de cette honorable institution soviétique.

Dans cet ouvrage de près de mille pages, l’agent soviétique, repenti et bien versé à la confession, affirme que " pendant la plus grande partie de la guerre froide, le KGB a disposé en permanence d’une cinquantaine d’agents dans la capitale française, c’est à dire plus que partout ailleurs en Europe ".

Selon cette personne, des personnalités très proches de l’ancien Président François Mitterrand auraient travaillé régulièrement pour le KGB. Idem pour du personnel du service de chiffrement du Ministère des Affaires étrangères.

Mais ce qui est très génant pour les journaleux toujours avec le bon mot " indépendance " et " liberté " à la bouche, c’est que plusieurs agents d’influence auraient travaillé aux rédactions de l’AFP, du Monde, les deux sources principales que les journaux copient et citent comme sources de référence.

Bien vu. Soyons étonnés par la suite, des contorsions intellectuelles de nos idéologues patentés pour nous expliquer que la construction d’un monde meilleur passait d’abord par l’extermination de 80 millions d’hommes et de femmes.

Et si les journaux étaient infiltrés à l’époque, apparemment facilement, rien ne dit qu’ils ne soient pas infiltrés aujourd’hui, toujours pour les mêmes bonnes causes.