Le gué du IABOC

Les franchisseurs sur le gué du Iaboc

Le point de départ de ce site est géographiquement localisé au Kosovo. Temporellement, sa conception fut décidée le 24 mars 1999, lorsque les premières bombes de l'Alliance d'Occident tombèrent dans ce pauvre bout des Balkans au nom du droit et de la morale. Les Balkans préfigurent l'état futur de l'Europe, vaste conglomérat de peuples aux histoires différentes dont on cherche à abraser la mémoire au nom d'une abstraction idéologique : en faire une masse de consommateurs dociles et démocratisés à outrance, sans doute conformément à ce que prévoyait Alexis de Tocqueville dans son évolution des sociétés démocratiques.

 

Au-delà des passions légitimes que les actions de guerre sur le sol de notre continent peuvent soulever et de la compassion profonde pour toutes ses victimes, il n'en reste pas moins qu'il faut penser à reconstruire. Reconstruire matériellement bien sûr, mais surtout spirituellement, avec toute l'intelligence et le bon sens que peuvent avoir les hommes quand leur coeur n'est pas embué par le mensonge.

 

Reconstruire mais aussi refonder l'Europe en changeant de point de vue sur les peuples qui la composent. En niant son histoire, ses racines, l'Europe s'engage sur une pente savonneuse, éliminant sa richesse culturelle millénaire au profit des marchands du temple. Elle est actuellement sur le gué du Iaboc, ou Yabboq, en train de lutter avec tout son orgueil contre l'appel à une sagesse qui la dépasse. Sur le Gué du Yabboq , Jacob rencontra la Sagesse éternelle, et se battit avec elle toute la nuit car la sagesse n'est pas le propre de l'homme. Pourtant, c'est le chemin de la liberté et nous le sentons tous plus ou moins confusément, à travers les ombres de nos cheminements personnels. L'intelligence de l'homme, c'est de renouer la trame de son destin avec cette sagesse, de refaire incessamment et difficilement ce qui se défait quotidiennement et facilement, de gagner pas à pas, de s'accrocher malgré les difficultés, de "combattre sans soucis des blessures" comme le dit si bien la prière de Saint Ignace de LOYOLA.

 

Le travail de l'intelligence et du cœur est un travail de longue haleine, comme la fourmi qui emmène sa brindille et risque vingt fois d'être emportée par les eaux. Mais si elle ne faisait pas cela, où en seraient les fourmis ? Et nous, ne valons-nous pas mieux que des fourmis ?

 

L'esprit de ce site peut s'inspirer de cette phrase de Gustave THIBON, extraite de son ouvrage Retour au réel : "Nous ne sommes ni de droite ni de gauche, nous ne sommes même pas d'en haut, nous sommes de partout. Nous sommes las de mutiler l'homme, que ce soit pour l'accabler comme à droite ou pour l'adorer comme à gauche, nous sommes las de le séparer de Dieu".

Les briques que je vais essayer de poser dans ce site, aucun milliard du F.M.I. ne pourra jamais les payer. Les matériaux de la maison européenne ne se trouvent pas dans la poche des Hommes, mais dans leur cœur. Et c'est le cœur qui fait marcher la tête !

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Ils gisent confondus dans l'harmonieux verger du jour
Et la nuit ne déchire une si folle étreinte
Que pour attiser dans le ciel un feu d'amoureux signes :
Jacob affronte l'ange et dicte la paix sainte
La récompense est pour celui qui sait dompter le temps
(Claude VIGEE entre 1939 et 1948, "La stèle de Béthel" Cité par Jean-Luc MAXENCE dans "l'anthologie de la poésie mystique contemporaine", presses de la Renaissance, 1999, p21)

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Le site "IABOC - Les franchisseurs" adhère au manifeste Atlantide-Europe

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Passer le gué du Iaboc, c’est aussi relever le gant des défis majeurs de l’Europe pour le prochain siècle, loin des effets de mode et des projecteurs.

 

Retrouver les fondements : philosophie, théologie, anthropologie, sciences
Ressourcer : famille, éducation, école et université
Renouveler les humanités : belles lettres, arts, communication
Repenser la vie de l’Homme dans la cité : nations, cultures, éthique, économie, politique

 

L'auteur de ce site croit fermement que le seul champ d'exploration vraiment légitime pour la survie des sociétés humaines est le champ de la pensée. La carte des idées est semée de zones blanches, qui semblent s'agrandir de jour en jour devant l'évolution des sciences "dures". Le monde occidental contemporain vit dans une atmosphère intellectuelle appauvrie, nécrosée, n'ayant que peu d'outils pour comprendre la complexité du monde contemporain. La volatilité terrible de nos sociétés technicistes rend plus urgente encore la refondation d'une pensée politique, sociale, culturelle assise sur des bases solides. Refonder ces bases demandera du temps et des efforts incroyables car il est toujours plus facile de ruiner que de construire.

 

La première des tâches est de réhabiliter l'individu par la promotion de sa conscience et l'affirmation de sa responsabilité. C'est, semble-t-il, la pierre d'angle de tout l'édifice. En un mot plus "moderne", il faut "assumer", vivre à visage découvert, accepter les erreurs. L'acceptation de la responsabilité individuelle a ceci de bénéfique : elle rend les personnes plus libres en les débarrassant des carcans étroits du prêt-à-penser contemporain. La responsabilité débouche sur la liberté. La liberté fait croître l'Homme, cassant ainsi la spirale descendante de la stagnation et de la régression intellectuelle.

 

La simplification, la paupérisation des idées contemporaines, accentuée et amplifiée par un terrorisme intellectuel mené par des groupuscules médiatiques, cherche à trouver la solution miracle à tous nos maux, une sorte de marxisme bis, viagra bondissant dont l'efficacité est inversement proportionnel aux prouesses de mondes meilleurs pour le XXIème siècle. Or, il n'y a pas de solution, il n'y a que des problèmes à résoudre et chaque problème résolu entraîne la génération d'autres problèmes. Il convient donc qu'une pensée cohérente, souple et ferme, puisse tenir le coup et le cap. C'est ce dont notre monde est actuellement dépourvu ou, plutôt, ne veut pas voir et ne pas mettre en pratique. Car la responsabilité humaine, c'est de pouvoir élaborer des normes dans l'incertitude et le risque moral, ce qui n'a rien à voir avec une prudence frileuse mais plus avec la capacité de prendre des risques calculés sur un champ de compétence délimité et connu.

 

 " C’est un humanisme plénier qu’il faut promouvoir. Il n’est d’humanisme vrai qu’ouvert à l’absolu, dans la reconnaissance d’une vocation qui donne l’idée vraie de la vie humaine " Constitution Gaudium et Spes N°42

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Outre mon opinion personnelle qui émaille ces pages, ce site est composé d'après plusieurs sources : citations de livres, de revues, de journaux. Rien que quelques briques éparses pour reconstruire non pas le Mur de la honte, mais notre foyer européen.

 

De l'autre côté du gué,
J'observe le monde en mouvement.
A chacun sa lutte au cours de la nuit,
L'important est de bien passer.
Blessé, meurtri, tous nous y passons
Mais vous, êtes-vous en chemin ?

 Bonne lecture

 contacts à l'adresse : iaboc[arobase]free.fr

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