mardi, 10 octobre 2006
Enfant à naître : chose ou être humain
Les lois sur l'avortement n'en finissent plus de générer des incohérences. D'un côté, sous pretexte de dire que l'être humain n'est une personne qu'à compter de sa naissance, on refuse aux femmes enceintes victimes d'un accident de la route une réparation du préjudice subit ; de l'autre, on fait campagne contre la violence conjuguale, particulièrement contre les femmes enceintes, car cela porte préjudice au foetus.
Dans le numéro de 20 Minutes du 10 octobre 2006 (page 3), figure une série d'articles sur ce thème de la violence conjuguale. A juste titre d'ailleurs tant ce thème reste tabou. Un des articles est un entretien avec le Docteur Emmanuelle Piet, médecin départemental de PMI93, présidente du Collectif féministe contre le viol. Le Dr Piet dit que dans "40% des cas, la violence commence lorsque la mère est enceinte et l'enfant est tapé alors qu'il est dans l'utérus. Beaucoup naissent prématurés, certains ont des membres cassés"
Voilà un constat effrayant et insupportable. Le titre même de l'entretien donne le ton : "La violence commence dans l'utérus". Dont acte. Mais pourquoi s'offusquer si on pousse le raisonnement absurde jusqu'au bout ? Si un enfant non-né est une chose comme une boite de conserve, pourquoi se scandaliser si on tape dessus. Vous me direz qu'entre la boite et celui qui tape se trouve la femme et que c'est déjà une bonne raison pour intervenir, ce qui est exact. Mais pourquoi mettre l'argument de l'enfant en avant ? Si on le met en avant, à partir de quel moment décide-t-on qu'il y a un enfant ou une boite de conserve ? Si on ne peut le dire en raison du principe d'une croissance continue, il faut alors se dire qu'il y a enfant dès les premiers instants et que toute tentative de suppression, de violence faite à la mère, est une violence contre l'enfant lui-même.
Alors enfoncer une aiguille dans le coeur d'un enfant (c'est bien une des techniques d'IVG n'est-ce pas ?) alors qu'il est dans l'utérus de sa maman n'est-il pas la plus grande violence que l'on puisse imaginer ? Or, cette violence-là est une violence organisée et soutenue par l'Etat, les pouvoirs publics, avec l'argent des contribuables. On ne peut d'un côté lutter contre la violence et de l'autre la promouvoir officiellement. L'avortement engendre une irresponsabilité, surtout du côté des hommes qui voient en elle une solution à un problème. "Je te viole, fais-toi avorter". Double victime : la femme et l'enfant à naître. La mort n'est jamais une bonne solution.
L'avortement est un mal, le viol aussi. Il faut réduire les deux en même temps mais l'un ne peut soigner l'autre... et ce sont toujours les femmes qui en sont les victimes.
11:00 Publié dans Le monde à l'envers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Violence, Avortement, Viol, Mal

