lundi, 10 juillet 2006
Rome, ville éternelle
Qui dira le choc produit par la vue des ruines de la Rome antique ? Ce sont des photos mille fois vues et pourtant mille fois loin de la réalité. Fouler du pied le forum romain et imaginer les générations qui sont passées là donne un certain vertige.
Qui dira le choc devant l'ampleur des thermes de Caracalla, réduites à des ruines majestueuses qui impressionnent par leur volume et leur qualité ?
Rome se résume à mes yeux de touriste rapide à ces deux vues. La basilique Saint-Pierre n'a pas eu la chance de me convertir à la grâce du baroque, trop compliqué à mes yeux de cistercien convaincu. La colonnade du Bernin est tout simplement magique et aérienne quand la basilique est pataude et boursouflée.
La ville de Rome ? Rien d'éternel par contre. Des rues bruyantes, sales, des immeubles lépreux, des quartiers jonchés de merveilles architecturales, comme des diamants bruts dans une gangue de charbon. Une chaleur étouffante prenant à la gorge, le vrombissement incessant des Vespa, le hurlement continuel et inutile des ambulances (trafic fluide en permanence), des fontaines magiques disséminées un peu partout, des glaces à déguster qui se terminent trop vite, la gentillesse et l'exhubérance des romains, surtout un soir de demi-finale de la Coupe du monde de football.
Le Vatican ? Pas vu et pas trop envie de voir avec deux jeunes enfants sur les bras. Des défilés de prêtres en soutane, sérieux comme des fonctionnaires de Bercy, pressés comme des hommes d'affaire de la Défense. Je n'ai rien vu de ma foi dans le peu que j'ai vu. L'Eglise visible sera toujours en dessous de ce qu'elle doit être, ce reflet du coeur du Christ.
Le pélerinage se réduisit à un grand merci dit sur la tombe de Jean-Paul II. C'était à mes yeux une chose essentielle à faire en cette ville.
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