jeudi, 11 janvier 2007

Cathophobie ambiante : illustration

medium_croix.jpgLe simple fait d'être chrétien, catholique et pratiquant, passera bientôt pour un délit d'appartenance à un mouvement sectaire. Si mon point de vue est caricatural, ce que je suis prêt à entendre, il n'en reste pas moins que la France vit dans un état ou le fait religieux passe pour suspect. J'ai bien l'impression que la conquête islamique actuelle, et ses cohortes d'intolérance, déteigne sur toutes les autres religions dans un même syndrome : tous pourris, tous opium du peuple.

On peut voir le décalage avec la société française dans les multiples sondages qui sont publiés ça et là. Déjà, dans un récent sondage publié par le Journal La Croix, on pouvait constater que seuls la moitié des catholiques croyaient en Dieu, ce qui est pour le moins surprenant. Dès lors, on peut estimer que la partie restante reste la frange la plus "obscurantiste", "rétrograde" et "ringarde" d'une église moribonde. Dont acte, fermez le ban et transformons ces blocs de pierres que l'on nomme églises en centre musulmans, en maison pour les jeunes ou en salle de ciné.

Reste que l'Eglise est perçue avec un décalage abyssal, que renforce certains sondages. Pour ces derniers, la présentation des questions est très partiale. Sur le site Expression Publique, nous pouvons participer à un sondage intitulé : "Catholique, musulmane, juive : y a-t-il ouverture ou repli des grandes religion ?" (Cf fichier attaché)

D'emblée, avec un titre pareil et compte tenu de l'ambiance laïciste de notre pays, c'est du "pain béni" pour tous les pourfendeurs d'infâme.

Nous apprenons dès la première question qu'il n'y a que 56% d'opinions favorables sur l'Eglise, et les Juifs en recueillent 46%. Les musulmans sont eux à 79%... d'opinions défavorables.

A la seconde question, réponse implicite aux mauvais résultats de la première, nous apprenons que 62% des répondants souhaitent que les religions adaptent leur message pour tenir compte de l'évolution de la société. Donc, la solution est de se dissoudre dans un espèce de bain syncrétique qui ne ferait nul cas d'un être transcendant  ayant délivré, et le délivrant encore, un message que les religions ne font que transmettre. Si les religions ne sont que des messagers de Dieu, la société veut être Dieu toute seule.

Nous apprenons que les catholiques ne sont en phase avec la société qu'à 46%, les Juifs à 39% et les Musulmans à 5%. Je dirai que dans les pays Musulmans, ils sont en phase à 95% avec la société.

Viennent ensuite une série de questions destinée à catégoriser les religions. Là, peu de surprise. Selon les internautes, la religion catholique est à mi-chemin entre la tolérance et l'intolérance. Mais, à partir de ce moment, il y a un grave problème méthodologique car à aucun moment l'entreprise de sondage ne définit ce que peut être cette tolérance ou intolérance. Tout dépend du contexte et du sujet abordé. Rappeler une certitude de foi déclenchant des comportements sociaux est bien souvent perçu comme une marque d'intolérance par ceux qui n'ont aucune certitude et qui vivent au vent du relativisme. Reprocher à quelqu'un qu'il roule à 200 Km/h alors que la limite est à 50 Km/h est-il une marque d'intolérance ? Rappeler que les embryons sont des êtres humains que l'on ne peut tuer ni manipuler est-il une marque d'intolérance ? Non, c'est rappeler un principe. Il peut ne pas faire plaisir, certes, mais ce n'est pas de l'intolérance. Par rapport à une dictature de la pensée "inique", tout point de vue contraire est vécu comme une meurtrissure. Dès lors, où se trouve la marque de l'intolérance ? Enfin, les catholiques s'en tirent plutôt bien par rapport à l'Islam parce que là, nous sommes dans le plein choc des civilisations !

La marque de l'intolérance montre son visage dans la question suivante ou 64% des internautes estime qu'il n'est pas normal que les croyants et les religions interviennent dans le débat public. La laïcité est donc comprise comme du laïcisme, c'est à dire l'exclusion de la religion de la vie publique. Or, c'est bien l'inverse qui se produit pour une religion medium_laicite.jpgdont les internautes estiment qu'elle est intolérante, à savoir l'Islam. L'espace public, les institutions publiques et en particulier l'école, font place de plus en plus aux preceptes, en particulier alimentaires de l'Islam. Si l'espace public est vraiment a-religieux, il faut supprimer toutes les marques de différenciation. Ce n'est pas le cas. Et je passe sur les villes où la proportion de Musulmans est très forte, et dans lesquels les élus ont tendance à faire du respect de l'autre le principal mobile pour un renoncement à une laïcité neutre.

Passons sur la question inepte demandant à l'internaute de quel bord politique penche telle ou telle religion. Stupide car une religion n'a qu'un seul parti, celui de Dieu. L'Eglise a depuis longtemps renoncé à ce principe d'avoir un parti catholique. Christine Boutin en a connu les fruits amers et Philippe de Villiers risque fort de voguer dans son sillage. Le National Catholicisme est nul et non avenu. L'Eglise en a souffert sous Franco, quoiqu'on en pense. Mais cette question est quand même infesté d'un sous-entendu car l'Eglise catholique étant vue comme ringarde et réactionnaire, les votes s'orientent sur la droite et, suivez mon regard, surtout sur l'extrême Droite (avec le sifflement entre les dents et le D majuscule).

Ensuite vient une question sur le respect de la loi française où l'on voit qu'à 76% le sentiment des internautes est que les Musulmans ne la respecte pas. Malgré cela, nous avons tout fait pour que les Musulmans soient respectés. "Lèche la main que tu ne peux pas mordre" (vieux dicton arabe teinté d'Islam combattant). Passons, le sujet de ce post n'étant pas l'Islam.

Brusquement, à partir de la question 11, alors que nous parlions jusqu'ici que des trois religions, tout se focalise sur la religion catholique et là, les questionneurs-inquisiteurs rédigent les questions d'une manière très tendancieuse. Le fait de parler de "retour à la tradition" évoque dans l'inconscient populaire une régression sociale. Des décennies de language de "progrès", "avancées" et "luttes" diverses fait paraître le mot "retour" comme marqué au rouge et fait instantanément cliquer sur la réponse que l'on souhaite voir s'afficher, à savoir NON. Qu'importe à l'internaute non croyant et non-catholique le retour à la Traditionnelle Messe de Saint-Pie V ? Il ne connaît pas ce pape au nom rigolo et étrange, il ne sait pas ce que représente une messe et voit la tradition comme un objet exotique non conforme à la marche du progrès. Quant aux catholiques, ils devraient savoir qu'il n'y a qu'une seule et même Messe qui suit plusieurs rites et que les rites, il y a en a une floppée au sein même de l'Eglise universelle, y compris dans les clergés fidèles au pape.

medium_clone.jpgC'est la question 13 du questionnaire qui fait se tenir les côtes : "Par rapport à il y a dix ou quinze ans, estimez-vous que l'Eglise catholique a évolué sur les sujets suivants ?"... Là, attention, ça dépote car les grands juges de la conscience universelle et éclairée montrent le bout de leur nez rouge : homosexualité, laïcité, renonciation aux insignes religieux à l'école publique, l'usage des contraceptifs, le droit à l'avortement, l'euthanasie, le divorce, l'égalité des hommes et des femmes, les rapports avec l'Islam, le remariage, le rapprochement avec les intégristes.

Faut-il y rajouter le viol en réunion, l'extermination d'êtres humains, l'usage des bombes à fragmentation, les executions de masse, la pédophilie (oui, certains membres de l'église essayent d'y renoncer mais le pape est intolérant en les pourchassant !), la zoophilie, la nécrophagie (sacrément intolérante sur ce sujet l'Eglise et pourtant

medium_eucharistie.jpg

les chrétiens mangent le corps de leur Dieu !)...

L'internaute digne de foi (si, osons le mot) pense-t-il un moment que sur des questions qui ont longuement été débattues par des générations de théologiens, l'Eglise allait remettre en cause ce qui touche au sacrement (mariage), à la vie (contraception, avortement), tout simplement parce que les sondages lui sont défavorables ? Là-dessus, elle est un roc et heureusement qu'elle est là, d'ailleurs.

Pourtant, paradoxalement, quelques questions plus loin, l'internaute pense à 54% que les catholiques de France sont en phase avec la société (oui, mais ils ne sont que la moitié à croire en Dieu !)

La question 20 est du même acabit et les résultats d'ensemble montre que l'Eglise ne devrait jamais intervenir et que les chrétiens devraient rester des grenouilles bien tranquillement à croasser dans leur bénitier (vous savez, à dire, je croooa, je croooa ). Pas d'intervention sur l'euthanasie, sur l'expérimention sur les embryons, sur le clonage, sur le SIDA (quand on sait pertinement avec certitude que le préservatif ne règle rien, l'attitude de la société est suicidaire mais montre bien que l'attitude courante est celle du chien de Pavlov : on dit SIDA et le bon peuple répond : capote).

Les deux questions suivantes montrent qu'incidemment dans l'inconscient populaire français, l'extrême-Droite est bien catholique puisque ce sont Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers qui sont associés au "parti catholique". Rien n'est plus faux ni dangereux. Il y a sans doute moins de personnes cryant en Dieu au Front National qu'au Parti communiste. Les chrétiens sont au-dessus et redescendent en pluie fine partout. La politique gère les solutions technqiues, pas l'Eglise. Les chrétiens peuvent être de Gauche, de Droite, du Centre, mais ils sont surtout de Dieu. Qu'on ne leur demande pas la schyzophrénique et imbécile attitude d'oublier leur foi chez eux. Dieu, ils le mangent chaque dimanche et l'emmènent donc dans chaque fibre de leur coeur, de leur esprit, de leur âme.

La dernière question résume le sentiment commun : la religion ne sert à rien. Au mieux, c'est une morale de substitution pour les couillons qui ne sont pas capables de penser par eux-même, au pire une aliénation à réprimer.

Affligeant.

mercredi, 18 octobre 2006

Paix, amour et tolérance islamique

C'est peut-être de la fixation de ma part mais il faut bien avouer que certains adeptes du Prophète, qui font beaucoup de bruit, n'aient pas bien compris les mots tolérance, liberté, paix. Non plus d'ailleurs les concepts de liberté de culte et il y a peu de chance qu'ils aient lus la seconde sourate déclarant qu'il ne peut y avoir de contrainte en religion.

Ainsi, le journal Métro du 18 octobre 2006, page 4, rapporte la dépèche suivante de l'AFP :

"Les ravisseurs d'un photographe italien, enlevé en Afghanistan, ont exigé hier le retour au pays d'un afghan converti au christianisme et réfugié en Italie en échange de "la vie de Gabriele Torsello", selon le site italien PeaceReporter".

Il s'agit bien évidemment du cas de Abdul Rahman (Cf ici et ici). A votre avis, pourquoi ce groupe fanatique musulman souhaite-t-il un retour au pays de Abdul Rahman ? Pour jouer aux cartes, parler théologie ? La bonne réponse est bien évidemment pour parler théologie bien que cela risque d'être très bref avec un sabre bien affuté.

La théologie radicale islamique vient donc d'accepter une nouvelle catégorie, montrant par là qu'elle est capable de réforme : la peine de mort par substitution ! C'est caricatural et je vais faire bouillir le sang des islamophiles mais le résultat est là : si un Musulman se converti à une autre religion, en particulier le christianisme, c'est un chrétien qui va payer. C'est ce que l'on appelle un progrès de civilisation.

D'ailleurs, à propos de paix, d'amour et de tolérance, quelle vision ont les Musulmans de la guerre d'Afghanistan ? Ce ne sont que massacres, bombardements, éventrements, cruautés menés dans un camp et dans l'autre. Chaque bombe occidentale ancre un peu plus la rancoeur et la radicalisation. Un gâchis épouvantable. Dire que les Musulmans confusionnent le christianisme avec l'Occident. Il y a plusieurs siècles, peut-être mais aujourd'hui, ce n'est plus vraiment le cas. L'Occident est autre chose, une sorte de monstre froid qui a coupé toutes ses racines, en particulier religieuses, un ensemble apostatique qui déverse des bombes à fragmentation au nom des droits de l'homme et de la démocratie, entités abstraites. L'Occident contemporain est une abstraction lancée en roue libre quand le christianisme prône le retour au réel.

Bref, rien ne va plus.

vendredi, 22 septembre 2006

L'affaire Ratisbonne

medium_Regensburg.2.jpgL'affaire de la conférence de Ratisbonne est révèlatrice des incohérences de nos contemporains et prouve bien que nous sommes régis par le domaine émotionnel, donc irrationnel, plutôt que par une reflexion posée. Le rôle de caisse de résonance des média est bel est bien en cause pour une partie de réactions rencontrées : déformation jusqu'à la caricature, troncature des expressions, manque de mise en perspective. Le mensonge édicté en mode de vie est la pathologie de l'Occident. Les propos de Benoît XVI ont eu ce mérite qu'un certain nombre d'intellectuels, pas forcément d'accord avec le pape, trouvent que l'Islam pousse trop loin le bouchon. Par une sorte de reflexe anti-colonialiste vengeur, l'Islam crie haro sur le baudet dès que l'on touche à un poil de barbe de son prophète. Cela commence vraiment à bien faire et il faut en finir avec cette hypocrisie de tout accepter sous pretexte de passer pour intolérant. Je suis pour ma part français, blanc, catholique et j'assume ma foi, mon pays, son histoire avec ses ombres et ses lumières. Le jour où les Musulmans arrêteront de massacrer gratuitement des chrétiens, que des églises pourront être construites librement en terre d'Islam, on pourra esquisser que c'est peut-être une tradition spirituelle de paix et de tolérance. Jusqu'à ce jour, ce n'est pas le moment de faire patte de velours avec tous les ahuris à barbe !

L'Islam est-il d'ailleurs une religion ? On peut fort légitimement se poser la question puisque le mot "religion" vient de "religere" qui veut dire "relier à". Se relier, c'est créer un lien, un lien où la communication va dans les deux sens, un lien d'amour. Entrer en religion, c'est comme entrer en mariage. A partir du moment où l'Islam se définit lui-même comme une soumission, c'est à dire sans cette contrepartie de l'échange, il est difficile de parler de lien d'amour. La nature du lien change car c'est un lien de soumission. Violence est faite à l'Homme qui, par nature, cherche du lien social et non des chaînes. L'Islam n'étant pas un bloc uniforme, la nature du lien peut être fort différente d'un homme à l'autre mais la partie la plus conquérante de l'Islam contemporain n'est pas de celle qui plaide en faveur du lien d'amour, et donc de la religion.

Relier Dieu et les Hommes, c'est aussi accepter qu'il y ait une similarité dans l'approche d'une vie commune, qu'il y a une approche réciproque. On ne peut s'assembler avec ce qui ne nous ressemble pas (du point de vue de l'affection mutuelle). Si Dieu est totalement transcendant, y compris aux catégories de la psychologie humaine, alors il n'y a pas besoin d'avoir un lien et on ne peut donc parler de religion. Je ne peux croire en un Dieu qui m'est étranger. Il n'est dès lors que le grand horloger de l'univers. C'est humain. Si Dieu a accepté d'endosser les contingences humaines, ou bien s'il a tout simplement créé l'Homme à son image, comme il apparaît dans le livre de la Genèse, alors je peux entrer en lien avec lui. Derrière le débat sur la foi et la raison, fort opportunément lancé par le pape, se trouve le questionnement sur la nature de l'Homme éternel. Etre ambivalent, charnel et spirituel, toujours à la croisée de deux mondes et incapable d'assumer un équilibre s'il se coupe de la relation avec Dieu. La foi sans la raison déraisonne, comme on le voit dans les manifestations orchestrées dans l'Islam, et comme on l'a vu dans le passé de l'Eglise, mais la raison sans la foi n'a plus de garde-fou et ouvre la porte à tous les génocides et régimes politiques criminels. C'est ce qui est arrivé dans cet Occident du XXème siècle qui s'est coupé de Dieu avec le communisme, le nazisme, le consumérisme à outrance et le relativisme morale. Je suis assez en phase avec l'Islam quand sont dénoncées les apostasies occidentales. Reste à expliquer que le christianisme, s'il a fondé l'Occident, ne se confond plus depuis longtemps avec lui.

Faut-il dialoguer avec l'Islam ? Oui, comme avec tous les hommes mais un dialogue a pour corollaire l'estime et la réciprocité. On ne dialogue pas avec des hyènes en furie. La première étape du dialogue est d'avoir une similarité de comportement. La liberté de culte dans les pays musulmans est un pré-requis. S'il y a une mosquée à Rome, il peut y avoir une basilique à la Mecque. Le contraire montre simplement que l'intolérance n'est pas là où les gogos ou les bobos la croît.

En attendant, le pape a raison de parler. La liberté, cela commence par la liberté de parole. Merci Joseph !

vendredi, 24 mars 2006

La limite du dialogue avec l'Islam

Les cardinaux sont réunis en ce moment en consistoire et, entre autres sujets, doivent discuter à huis clos du dialogue avec l'Islam. Ce dialogue, nous en entendons parler depuis des dizaines d'années. Dialogue pour arriver où, tant les divergences sont profondes au niveau théologique ? Les incroyants et béats de nature parlent communément des trois religions du Livre pour essayer d'arriver à un syncrétisme religieux, consensus mou qui blesse plus qu'il ne rapproche. L'Islam est bel est bien la religion du Livre car le Coran est le porteur de la parole de Dieu, sacré entre toutes choses. Mais pour les chrétiens, il s'agit d'une rencontre avec une Personne, Jésus-Christ, non pas avec un livre.

Du point de vue de la foi, si la rencontre est possible sur le chemin des oeuvres sociales, il est quasi-impossible sur le chemin de la transcendance.

Le site de la mosquée de Paris, sous la plume du Dr Dalil Boubakeur, expose très brièvement mais synthétiquement les principes de l'Islam. A cette lecture, nous pouvons mesurer l'abysse qui sépare les musulmans des chrétiens.

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L'Islam proclame l'Unicité divine absolue et exclut toute association à Dieu d'une autre divinité, tout panthéisme, toute incarnation, toute théorie d'un Dieu enfanté ou ayant enfanté, tout mystère, toute métempsycose, toute errance philosophique qui ne reconnaît pas à la foi, complément de la raison humaine limitée dans sa nature, la valeur de sa primauté et la réalité de son objet.

(...)

L'Islam condamne le vice et glorifie la vertu, adjure les fidèles à lutter pour le triomphe du Bien sur le Mal, prêche la charité, la tolérance, et interdit le fanatisme et les passions criminelles, la haine, le racisme, la cupidité, les superstitions, les pseudo miracles, le culte des idoles, les représentations figurées de Dieu, l'attachement excessif aux vaines richesses de ce monde.

(...)

Dieu est Un, Vérité des vérités et Lumière des Lumières. Sa doctrine est une: l'Islam, qui doit être attesté par des paroles et par des actes conformes aux prescriptions divines. Les turpitudes, l'exploitation du sentiment religieux, l'irrationalisme, l'immixtion de tout individu dans les rapports entre l'homme et son Créateur, le paganisme, les absolutions de péchés, sont frappés par l'Islam d'une condamnation majeure en tant qu 'imposture flagrante.

Il n'y a pas d'organisation cléricale en Islam et la vie monastique est contraire à la Tradition du Prophète

Il n'y a pas de place en Islam pour les confessions, les dispenses, ni pour les faux dévots qui s 'arrogent la mission de parler en son nom, ni pour les sorciers, les faiseurs de miracles, tous ceux qui en un mot, cherchent dans la religion, non une vérité transformante, un perfectionnement inlassable de la vie intérieure, une voie salutaire pour l'au-delà, mais un moyen d'abêtir les masses au point de les rendre sourdes et aveugles devant l'égarement, l'erreur et l'injustice.

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Si certaines phrases peuvent sonner juste pour un chrétien, tout cet exposé fort complet ne fait guère de place à la Miséricorde et à l'Amour divin. Je ne peux me dire que Dieu a créé le monde sans s'en soucier comme de son propre enfant, sans se soucier de sauver  et d'aimer ce qui est le sommet de sa Création, l'Homme.

Et, in fine, entre ce que nous lisons, qui serait une démarche idéale, et ce que nous vivons à la lumière des évènements contemporains, il y a un tel écart que cela ne me porte pas à accorder une grande sympathie à cette démarche religieuse. Il y a loin de la coupe aux lèvres.

jeudi, 23 mars 2006

La foi envers et contre tout

medium_croixsmall.jpg"Finir pendu ? Je l'accepte. Mais je ne suis ni un infidèle, ni un apostat, je suis un disciple de Jésus-Christ"

C'est sobre, c'est définitif, c'est l'acte de foi sans verbiage de celui qui place sa vie entre les mains du Christ. Ce sont les paroles d'un homme qui est déjà hors du champ de ses bourreaux, hors de l'hypocrisie de la Charia. La rencontre qu'Abdul Rahman, mon frère en Christ, vient de faire, est plus forte que la mort qu'il encourt. Il dit vrai. Il n'est pas infidèle car sa fidélité est fondé sur le roc, sur les paroles de vie éternelle. Ce n'est pas un apostat car il suit un chemin de vérité commencé en Islam mais qui se termine dans les bras d'une personne qui est morte pour lui en croix. Il est un disciple car il a apppris la liberté dans la vérité. Qu'est-ce donc que la mort dès lors qu'il a fait cette rencontre ?

Cette simple phrase toute simple, qui rappelle dans sa cinglante nudité certains propos que tenait Jeanne d'Arc lors de son procès est une leçon pour tous. Combien serions-nous, dans le désarroi d'une telle parodie de procès, de faire comme Saint-Pierre et de renier plusieurs fois de suite le Christ ?

Bien qu'emprisonné, Abdul est libre dans son âme. Confions-le à la garde de Saint Jean de Matha, de Saint Léonard et de Saint Nicolas, patrons et protecteurs des prisonniers. La communion des saints, cela sert à cela, non ?

>> A consulter : Vox Galliae

28 mars 2006 : Selon l'information donnée par Vox Galliae, Abdul est libre. La pression a payé, et les prières aussi. Pression car l'Islam ne comprend que la force. "Lèche la main que tu ne peux pas mordre" est un vieux principe en vigueur dans cet univers-là. Prière car tous les fous du monde se sont unis aux fous du ciel pour faire libérer celui qui proclamait sa foi. Oui, les chrétiens sont marteaux et cinglés, c'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont rejetés car endosser la tunique du Christ remet trop en cause les préceptes humains.

Abdul Rahman, ou la liberté religieuse impossible dans l'Islam

medium_abdulrahman002.jpgAbdul Rahman est afghan et il était musulman. Etait car il s'est converti au christianisme. Il a fait la rencontre terrible et tendre d'une personne, Jésus, comme Saint-Paul sur le chemin de Damas. Il a fait le chemin que bien d'autres ont fait dans leur recherche de Dieu sur le chemin d'une liberté et non pas d'une soumission.

L'Islam interdit les conversions et l'Islam politique traduit cette prescription. Tout récemment, c'est l'Algérie, pays soi-disant laïque par héritage d'un communisme de façade promu par le FLN, qui vient de passer une loi scélérate interdisant toute diffusion de livres, d'opuscules cherchant à détourner les personnes de l'Islam. C'est une loi totalitaire. Les musulmans ne sont pas plus bêtes que les autres et savent avoir l'esprit critique. Au nom de quoi les dirigeants de ces pays ne leur permettent-ils pas de prendre connaissance d'autres choses que les prêches des mollahs. C'est cela, une religion de paix et de tolérance, comme certains bons apôtres français doublés d'inéffables idiots utiles, le proclament ?

Abdul Rhaman risque la peine de mort, en application de la Charia. Abdul Rahman ne dépend plus de la Charia puisqu'il est chrétien. Si certains, comme l'entraîneur français de l'équipe marocaine de basket peuvent se convertir à l'Islam sans risques, le contraire est impossible. Un musulman ne peut sans atteindre à sa vie, changer de religion. Belle liberté !

Bien entendu, la presse française, déjà islamisée car ne voulant pas être critique, se tait. Position du Dhimmi déjà acceptée et revendiquée comme telle. C'est la voie de l'esclavage qui se prépare. Aux Etats Unis, tout au contraire, les protestations vont bon train et cela est d'ores est déjà en train de dévenir une affaire d'Etat.

Soutenons pas nos prières Abdul Rahman. Prions pour lui la Vierge Marie.

Voir Le salon Beige et Michelle Malkin

vendredi, 10 février 2006

La mauvaise herbe qui pousse

Quand on est chrétien, on ne va pas se réjouir du fait que la foi des autres croyants soit ridiculisée. Nous avons eus, et nous avons toujours contre nous des tonnes de caricatures imbéciles qui sont publiées. Mais l'humour, même féroce, peut permettre de faire passer la pillule. Nous avons eus aussi droit à des méchancetés gratuites (l'affiche de Amen, les films de "la dernière tentation du Christ" ou "Je vous salue, Marie" entre autres) et des détournements qui ridiculisaient la religion chrétienne. La ligne jaune se franchit d'autant plus que la France est dans un état d'inculture religieuse dramatique. Enfin! le bon sens populaire faisait aussi la part des choses. En France, il est normal de brocarder et une caricature de talent sera toujours appréciée, même si ce n'est pas dit ouvertement. Il faut simplement que la caricature n'induise pas un mensonge éhonté.


L'Islam, dans sa pureté de diamant et dans son culte à un Dieu distant, très distant des hommes, n'admet pas de critiques, surtout venant des insoumis, des infidèles. Il n'admet aucune critique et sa conception de la politique est imperméable à toutes les contorsions génées de nos hommes politiques sans foi. La théocratie islamique ne s'embarasse guère de nuances, a fortiori quand les groupes de pression et les mouvements extrêmistes musulmans enflamment les foules. A la vue des images qui déferlent sur nos écrans, suite à la publication des caricatures de Mahomet, j'ai eu l'impression de voir les foules endoctrinées et fascinées du congrès de Nuremberg (le désordre en plus). Les voies du totalitarisme sont partout et les mauvaises herbes européennes (paiennes et laiques en ce qui concerne le nazisme) ont bien pris dans certains pays Musulmans.


Sous pretexte qu'on ne veut pas blesser les Musulmans, on ne veut non plus dénoncer la lèpre qui ronge l'Islam. Ce n'est pas faire injure aux fidèles sincères, chercheurs de la Vérité, que de leur dire que la gangrène risque d'emporter tout le corps.


J'ai peu de contact avec l'Islam et ce que je vois ne m'incite qu'à la prudence. J'ai lu le Coran, mais sans conviction car à franchement parler les Evangiles sont bien plus révolutionnaires et perturbateurs pour l'ordre établi. Le souvenir le plus frappant de l'Islam que je peux avoir est ce début de soirée passé sous les murailles medium_mosqueebleue.jpgde la Mosquée bleue à Istambul, où le Muezzin appelait à la prière du soir. Dans la pureté du ciel, la voix lançait des appels vers Dieu qui ne pouvaient que bouleverser le coeur. Dans ces appels, et uniquement dans ceux-ci, ce cri infini, cette plainte d'amour, je pouvais reconnaître le sentiment qui habite le coeur d'un fidèle Musulman qui cherche son Dieu. Dans tout le reste, et surtout dans les singeries totalitaires des imams manipulateurs, je ne vois que ruine de l'Homme. Il faudra sans doute sortir les épées pour lutter contre cette forme de fanatisme intolérant, mais il faudra surtout s'armer de la prière.