lundi, 12 février 2007

Multiculturel et multiracial

Les hommes politiques, et aussi certaines femmes dont quelques unes briguent la magistrature suprême du pays, n'ont que ce mot à la bouche : "multiculturel", ainsi que ses dérivés que sont "diversité", "métissage", "mélange", j'en passe et des meilleurs. Bien entendu, surfant sur cette vague démagogique, il est paradoxal tout autant de les entendre louer les identités locales et les fiertés d'appartenance, à condition bien entendu que cette fierté ne soit pas pour les peuplades locales blanches du bout d'Occident qu'on appelle encore France. Ce serait du chauvinisme raciste non seulement nauséabond mais en plus puni par la loi. Dont acte, la confusion est vite faite entre le multiculturel et le multiracial et celui qui est monoculturel ne peut être qu'un monoracial et donc, raciste. La boucle est bouclée, haro sur le baudet de souche !

La mode est au mélange total mais les coloristes - Benetton ne dira pas le contraire - savent que lorsque toutes les couleurs se mélangent, cela nuit très clairement à la diversité car tout tend vers un marron gris indéterminé, celui qui "donne la même couleur aux gens", comme le dit la chanson.

Mélange d'idées funestes car la réalité veut que le monde soit multiracial, et que les races perdurent et échangent, non pas qu'elles se fondent en une seule - vieille utopie babélienne. Il n'y a aucune honte à être fier de sa race puisque nous sommes nés, par le hasard et l'amour des parents, dans un lieu et une communauté humaine que nous n'avons pas choisis. Autant le concept de supériorité des races est imbécile, autant l'est celui qui veut tout fondre et tout mélanger. Mais ce concept du grand "melting pot" chromosomique - qui est soit dit en passant une idée raciste puisque se focalisant sur les races - devient totalisant et source de guerre lorsqu'il débouche sur le multiculturalisme. Sur ce point, la responsabilité des dirigeants est écrasante lorsqu'ils minorent la culture d'une nation pour mettre en valeur des cultures hétérogènes incompatibles avec celles du pays d'accueil. En faisant ainsi, en minorant la culture héritée du passé, en décrédibilisant les initiatives de mises en valeur du patrimoine, en promeuvant les initiatives "culturelles" détruisant la langue et les arts hérités, en voulant faire table rase du pasé et en faisant en sorte que ce passé soit honni, ces hommes politiques sont des fauteurs de guerre civile. La France a le goût du beau, du vrai, de la fronde, de la rebellion, de la légéreté, de l'esprit, de la grâce, de l'universalité. C'est son caractère profond et ce caractère ne s'accorde pas avec les cultures qui misent leur développement par exemple sur les concepts d'honneur et de déshonneur plutôt que sur ceux de bien et de mal. L'écart est trop important et vouloir faire des mariages forcés, c'est vouloir la mort de la civilisation française.

Etre multiculturel s'apparente aujourd'hui comme un rejet des racines, de la culture héritée. Comment dès lors peut-on s'ouvrir aux autres si on a la haine de soi ? Soyons clair, la France peut absorber toutes les races car la France est avant tout une culture qui transcende les races et les ethnies. Je suis fier de François Cheng et de Léopold Sendar Senghor, je suis fier de tous les immigrés qui, a travers les âges, ont francisé leur nom en marque d'appartenance à la communauté nationale. Je suis fier du cardinal Mazarini, de Lulli et de Ivo Livi, je suis fier des ces immigrés asiatiques d'aujourd'hui qui choisissent des prénoms français pour leurs enfants, dès la seconde génération, je suis fier de ceux qui font l'effort de comprendre notre univers, notre civilisation, même avec beaucoup de difficultés car on sait ce que ces pas peuvent être difficiles. Je suis fier de ceux qui vont dans nos musées et visitent autre chose que les "arts du Moyen-Orient".

A ceux qui font l'effort de l'assimilation et du dialogue, je tends la main. Toute assimilation est un deuil des racines, et on ne peut totalement les oublier. Faire un chemin ensemble, ce n'est pas marcher à reculons, mais c'est déjà partager la même culture, celle du pays d'accueil. Si au bout de quatre générations, l'acculturation ne s'est pas faite, c'est que la culture étrangère est incompatible.

Aux politiques d'en tirer des leçons !

vendredi, 19 janvier 2007

Halde-là !

medium_halde_campagne.jpegDans le métro s'étale de grandes affiches de la HALDE demandant aux personnes subissant des discriminations de la saisir. La seule preuve de cet affichage montre bien que l'intérêt de cette eniemme haute autorité n'est pas démontré. Surtout, elle fait dans le message subliminal en mettant une petite silhouette noire environné dans un gigantesque environnement blanc. Que ceux qui ont les yeux suffisamment ouverts regardent et comprennent.

Pour ma part, la Halde adresse d'abord un message ethnique, ceci au mépris de sa propre mission au sein de la République Française. Dans son traitement médiatique, la Halde s'adresse d'abord aux communautés étrangères. C'est faire injure complète aux étrangers qui travaillent avec ardeur dans les entreprises et administrations et qui n'ont jamais eu le sentiment d'être différents. En accentuant le message, la Halde génère elle-même un sentiment d'exarcerbation qui peut pousser aux extrêmismes, y compris communautaires. Ainsi, une personne dont on aura refusé la promotion pour raisons légitimes pourrait s'adresser à cet organisme en mettant en avant une discrimination. Cela ouvre une boite de Pandore pour la dégradation des rapports sociaux. Ce type d'organisme force la nature humaine, qui n'est pas reluisante certes, mais qui n'a nul besoin qu'on la police comme on est en train de le faire de manière institutionnelle. Au lieu de travailler sur l'assimilation des personnes étrangères dans une culture française qui s'impose à elles, on joue sur leurs différences. Certaines différences ne peuvent s'adapter à toutes les situations, d'autres oui. Si l'objectif de la Halde est honorable, les moyens pour y arriver sont plus discutables. Surtout, l'idéologie de métissage à outrance qui la sous-tend est détestable. Il ne s'agit plus de faire de l'égalité mais de l'égalitarisme où celui qui dépasse où n'est pas assez long est ramené à la taille que le tyran défini, comme dans la légende du lit de Procuste. J'aurais pour ma part souhaité que l'accent soit plus visiblement mis sur les difficultés d'insertion des prisonniers et des handicapés (bel effort de traduction en LSF sur leur site, soit dit en passant)

Pour l'humour, que l'internaute aille voir sur le site Wikipédia le résultat de recherche quand on tape "halde" (la première définition vaut son pesant d'arachide si on la rapporte à la Haute Autorité) ; et qu'il aille voir sur les images de Yahoo quand on saisit le même mot en recherche multilingue. Il est évident que ceux dont la photo s'affiche ne seront jamais recevables dans les petits papiers de cette administration française (la composition du Conseil d'administration étant fort éclairante à cet égard).

mercredi, 17 janvier 2007

Christine SOURGINS : Les mirages de l'Art contemporain

medium_sourgins.jpgChristine Sourgins : Les mirages de l'Art contemporain 

L’art du vide

A ceux qui s’interrogent légitimement sur certaines démarches artistiques contemporaines, notamment du point de vue de la compréhension des œuvres, manquait un guide de décryptage de ce que l’on appelle « Art contemporain ».

C’est chose faite avec ce petit livre, dense mais jamais ennuyeux, dans lequel Christine Sourgins, historienne de l’art, expose avec brio les ressorts d’une démarche artistique bien particulière. En effet, la confusion est vite faite, et savamment orchestrée, aux yeux du public entre « Art contemporain » et « Art moderne », le premier se voulant l’exclusif continuateur du second.

Christine Sourgins montre que l’Art contemporain n’est en rien celui que l’on croit être, c'est-à-dire un mouvement artistique équivalent à d’autres plus anciens, qui n’aurait d’avantage que celui d’être le dernier en date. Il est plutôt une démarche intellectuelle reposant sur les fondements destructeurs du surréalisme. Détrônant l’art moderne à coup de surenchères dans les années 60, il s’est révélé sous son véritable visage, à savoir une démarche vide, liberticide et surtout officielle. L’Art contemporain a fait place nette dans les cabinets ministériels et les collectivités locales, chassant progressivement toute autre démarche artistique, plus conventionnelle et classique, au nom de l’audace et de la rupture. Or, ce que montre bien le livre de Christine Sourgins, et qui est très éclairant eu égard aux exemples fréquents qui défrayent la chronique dans ce domaine, c’est que l’Art contemporain ne peut rien construire de lui-même, pris dans sa tourmente destructrice interne. Pour vivre, l’Art contemporain doit être greffé sur un art vivant, afin de pouvoir le consumer de l’intérieur et le vider de sa substance vitale. De même, il se réclame du droit de création pour protéger ses propres déprédations, montrant paradoxalement ainsi que la rupture avec l’ordre établi atteint une limite qu’il ne s’autorise pas à franchir.

La rupture annoncée est en réalité un parasitage en règle qui se développe de manière tumorale sur l’art plus classique mais également dans tout le corps social et dans le domaine intellectuel. Par sa prétention à tout réinterpréter et revisiter, l’Art contemporain entre dans une démarche d’ordre totalitaire, au même titre que les grandes idéologies modernes. Après une première partie didactique identifiant le phénomène qu’est l’Art contemporain, l’auteur va développer sa pensée autour de trois thèmes. Tout d’abord en analysant le rapport de la société avec l’Art contemporain dans lequel sont particulièrement évoqués les errements de l’Etat culturel. Ensuite le rapport, compliqué et subtil entre le spectateur et l’Art contemporain. Dans cette partie sera particulièrement analysée toute la force de subversion qui aboutira à la manipulation de celui qui vient en simple spectateur. Enfin, le troisième thème sera consacré à la sacralisation de l’Art contemporain, vu non seulement comme ultime Eldorado artistique mais également comme seul filtre valable pour tout convertir. Une mention spéciale est accordée aux rapports entre l’Art contemporain et le christianisme. Dans bien des cas en effet, nombre de clercs se sont fait prendre dans les rets du système, souvent en toute bonne foi, en croyant ouvrir les portes de l’Eglise à l’Art – chose que l’Eglise a fait par ailleurs de tout temps. C’était sans compter la volonté systématique de l’Art contemporain de vouloir tout désacraliser et subvertir, sauf lui-même.

Au-delà des facéties de certaines « performances » qui peuvent déclencher la sympathie, l’Art contemporain vu par Christine Sourgins se présente sous une facette « orwellienne » sombre et inquiétante. Le savoir grâce à cet ouvrage est une manière de mettre l’accent, a contrario, sur les autres démarches artistiques pour lesquelles la rupture avec la culture héritée des siècles est contre-nature.

ISBN 2-710327910

mardi, 16 janvier 2007

Laïcité, mixité sociale et socialisme débridé

Dans la ville de l'ouest parisien où je demeure, il existe une section du Parti Socialiste qui édite une feuille d'information mise dans les boites à lettres au moment des elections. Je la lis régulièrement, histoire de connaître la température locale.

medium_rosesoc.jpgIl se trouve que dans sa dernière livraison, l'éditorial écrit par le secrétaire de la section locale faisait prendre la mesure exacte de la tolérance affichée par ce parti. Extrait éloquent :

"L'école publique, lieu par excellence de la mixité sociale, ne tient plus son rôle éducatif contre les incivilités. Elle se réduit, dans notre ville, à une peau de chagrin. Des établissements pratiquent la ségrégation à l'égard d'enfants en fonction de leur niveau social.
Ceux des habitants... qui refusent cette mixité favorisent le développement de l'enseignement privé, et portent atteinte, par voie de conséquence, au principe fondamental de notre République : la laïcité"

Quelques lignes plus loin : "De plus, nous réaffirmons notre attachement inconditionnel à la loi de 1905 sur la séparation des égises et de l'Etat".

Bien, dont acte ! Alors faisons quelques observations :

 

1- le ton sur lequel s'exprime ce secrétaire reflète une confusion des genres qui prouve bien que le PS n'a pas encore entamé sa mue dans un paysage politique qui tente de jeter ses oripeaux idéologiques par dessus-bord. La vulgate marxisante a encore de beaux jours devant elle.

2- L'école publique est-elle un lieu où on apprend un savoir, une instruction ou bien où l'on fait du mixage social une priorité éducative ? Pour ma part, l'école est un lieu où l'on apprend un savoir. Proritairement, c'est la mission de l'école que d'instruire. Or, depuis quelques années, et cela est plus fort ces derniers temps, l'école a pour objectif essentiel de faire du mixage social. Que l'on me permette de ne pas être d'accord sur cette priorité. Dans une école digne de ce nom, le mixage social est une conséquence du fait de vivre ensemble dans un établissement, au sein d'un projet éducatif commun. Le mixage social se fait dans la rue, dans la famille, dans les clubs de sport, au travail et, bien entendu, à l'école. Il n'est jamais une fin en soi.

3- Les personnes qui disent favoriser le mixage social s'appuient sur un instrument dévoyé qui s'appelle "carte scolaire". En fonction de cet instrument, des enfants d'un même secteur géographique sont expédiés dans un seul et même établissement. Bien sûr, cela ne peut pas plaire et nombreux sont les professeurs et instituteurs, et nombreux sont les hommes et femmes politiques, en particulier de gauche, qui cherchent à s'en affranchir. L'imposition de la "mixité sociale" va contre un autre principe républicain, inscrit dans notre devise celui-là, qui est la LIBERTE. Mais la liberté semble faire peur à certains vieux caciques.

4- La "mixité sociale" telle qu'elle est présentée s'apprente fort à une mixité culturelle imposée où les français doivent s'adapter aux coutumes étrangères dans un établissement géré par la République. Faut-il parler plus franchement et remplacer le concept de "mixité sociale" par "mixité ethnique" ou "mixité multiculturelle" ? Bizarrement, dans les établissements ou la majorité de la population est française de souche, le concept de "mixité sociale" paraît plus normal et il n'y a nul besoin de le mettre en avant car le creuset français a pour objectif d'assimiler les cultures, et non de les juxtaposer.

5- Si l'école ne tient plus son rôle éducatif contre les incivilités, c'est qu'elle y a renoncé par des politiques issues de doctrines socialistes. Depuis quand les pyromanes appellent-ils les pompiers ?

6- Selon le PS, il existe une catégorie de mauvais français, intolérants et sectaires, qui favorisent (honte) le développement d'écoles privées. Et alors ? la liberté républicaine, c'est de pouvoir choisir son enseignement. D'ailleurs, on devrait pouvoir le choisir librement et sans aucune référence à sa fortune mais en fonction du projet éducatif de l'établissement. Le plus scandaleux, c'est qu'il y ait toujours cette main mise de l'Etat sur l'éducation des enfants.

7- En quoi les parents choisissant la voie du privé portent-ils atteinte au principe de laïcité ? Derrière cette phrase incongrue, le secrétaire de la section du PS souhaite une seule chose, vraiment très révolutionnaire : l'interdiction de la manifestation de la foi dans les actes quotidiens des familles et, en particulier, dans la manière d'élever les enfants. Il y a une chose que le PS n'a pas compris, c'est que la liberté est non-négociable.

 

Le roi se faisait jadis le garant des libertés locales et il en est mort. L'Etat d'aujourd'hui, dans sa version socialisante, veut intervenir dans tous les domaines et ses thuriféraires porte-valise jettent l'opprobre sur ceux qui sont attachés à la liberté et en particulier la liberté de l'enseignement. La Laïcité, ce n'est pas de l'athéisme de combat.

Les poubelles de l'histoire ne sont qu'à moitié remplies. Il reste encore de la place pour certaines idées que professe le Parti socialiste.

Rappelons l'article 10 de la déclaration des droits de l'homme de 1789 : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.

Rappelons l'article 10 du préambule de la constitution de 1946 : 10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Rappelons l'article 1 de la constitution de 1958 : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

mercredi, 20 décembre 2006

La Roumanie condamne explicitement le communisme

Ceux qui ont vécu réellement dans leur chair la réalité du communisme, et non ceux qui l'ont vécu sur le papier comme en France, savent quel fut le prix de la douleur à payer pour parvenir au paradis terrestre, version léniniste. Ils le savent et ne veulent plus le revivre. Et ils le disent.

Voici donc que la Roumanie condamne explicitement le communisme en tant que doctrine. Et dans des termes moins que feutrés. "Prétendant d’accomplir les souhaits du marxisme, le régime a traité une population entière comme une masse de cobayes soumis à cet absurde expériement d’ingénierie sociale", a dit clairement le président Traian Basescu.

Plus fort encore, ce qui prouve que le vent frais souffle en ce moment en provenance de l'Europe centrale, "Le président a sollicité le soutien, par les Chambres réunies, de sa déclaration de condamnation des crimes du communisme, de regret et de compassion à l’égard des victimes du communisme, soutenant les propositions de la Commission concernant l’établissement d’une journée commémorative, à la mémoire des victimes de la répression et de la terreur communistes. Il a soutenu aussi la construction dans la capitale d’un Monument des Victimes du Communisme".

Selon le Premier Ministre Calin Popescu-Tariceanu, ’’le fait de se détacher du communisme et de condamner le communisme est un acte nécessaire’’.

Quelques jours avant l'arrivée de la Roumanie dans l'Union Européenne, ce geste prend toute sa force.

Pendant ce temps, dans cette même Union Européenne et tout particulièrement en France, il se trouve encore des personnes, surtout chez les étudiants, qui, au nom de la justice sociale, continuent de penser que le communisme est le meilleur moyen de la réaliser. Et je n'évoque pas ceux qui, sous pretexte de mode, arborent Che Guevara sur leurs vêtements.

Nouvelle rapportée par le Salon Beige

mercredi, 11 octobre 2006

Pour un Nuremberg du communisme

Le débat sur le procès du communisme est toujours d'actualité. Nous célébrons en 2006 le cinquantième anniversaire du soulèvement hongrois de 1956. Paradoxale situation en France ou les lois mémorielles à sens unique barrent petit à petit le chemin vers le passé en réécrivant une histoire officielle dorée à la sauce contemporaine. La dernière loi en préparation sera celle condamnant pénalement ceux qui dénient le génocide arménien. Mémoire officielle contre liberté d'expression, tel serait le débat (faux-débat) d'aujourd'hui. Quoiqu'on en dise, il faut que l'expression sur le génocide arménien soit libre, totalement libre au risque de pourrir tout débat et de faire  de l'Histoire en enjeu politique malsain. La France républicaine contemporaine est une créatrice de tabous, à l'instar des sociétés primitives. Couper la parole est l'exercice le plus symbolique du pouvoir d'Etat. Il est malheureusement une réalité cruelle.

medium_staline.2.jpgPour en revenir au communisme, l'écrivain Reynald Secher a publié un petit article dans le N° 1379 du journal catholique L'Homme Nouveau du 30 septembre 2006, plaidant pour un Nuremberg du communisme.

"Faut-il faire le Nuremberg du communisme ? La question peut sembler à première vue curieuse voire pour certains choquante. De nombreux gouvernants ne se réfèrent-ils pas encore à cette idéologie à l'heure ou des milliers de Chinois se pressent aux portes du Mausolée de Mao à l'occasion du trentième anniversaire de la mort du "Grand Timonier" ? C'est justement en raison de ce contexte, des arguments retenus pour la réhabilitation du communisme qu'il faut plus que jamais réflèchir sur cette question gravissime pour l'avenir. L'histoire est là ! Les faits sont connus. Relisons pour nous convaincre l'ouvrage remarquable sur ce sujet de Stéphane Courtois : Le livre noir du communisme. Au-delà de l'incroyable bilan humain, au moins cent millions de victimes (...), au-delà des traumatismes individuels, familiaux, économiques, etc., il ne faut pas oublier l'aspect ravageur au niveau planétaire de cette idéologie foncièrement perverse dont la force a toujours été une incroyable capacité d'adaptation quel que soit l'environnement. Si certyains comme le Cambodge osent courageusement juger quelques-uns de ses bourreaux, si certains pays comme la Russie ont interdit ce parti, il n'en reste pas moins vrai que jamais on n'a osé juger le communisme comme on l'a fait pour le nazisme à Nuremberg. Si nous ne le faisons pas maintenant, avant qu'il ne soit trop tard ne serait-ce qu'en raison de la mort des derniers témoins oculaires, soyons sûrs que demain, certains pays seront tentés par de nouvelles expériences qui connaîtront les mêmes conséquences. Reste aussi le délicat problème des victimes jamais réhabilitées et des survivants. Auront-elles, elles aussi, le droit d'avoir leur mémorial ?"

vendredi, 24 mars 2006

Au pays du communisme résiduel

medium_coco.jpg

Voici une image affligeante ! Non pas pour la qualité de la photo mais pour tout le terrorisme qu'elle porte en elle. Qu'y voit-on ?

Une personne levant le poing et portant un drapeau rouge orné d'une faucille et d'un marteau, c'est à dire du drapeau de l'URSS et plus généralement du symbole du communisme. Doit-on rappeler à ce jeune que brandir ce symbole, c'est faire l'apologie de régimes politiques criminels qui ont occasionnés au bas mot 100 millions de morts à travers le monde ? Doit-on lui rappeler le goulag, les déstabilisations de gouvernements, l'atteinte systématique à la liberté des personnes au nom d'une idéologie qui nie la personne au profit de la masse ? Doit-on lui rappeler que ce système est un système de mensonge permanent dans lequel l'esclavage est de mise ? Doit-on lui rappeler que le racisme s'applique autant à la classe qu'à la race ? Doit-on lui rappeler que les communistes de tous poils ont toujours exclus leurs opposants hors du champ de l'humanité ? Doit-on lui rappeler que les historiens dignes de ce nom ont depuis longtemps rapprochés les idéologies nazi et communiste ? Arborer un drapeau rouge est à mes yeux aussi criminel que d'arborer le drapeau à croix gammée (qui était rouge également).

Décidémment, il y en a qui n'ont que des courants d'air entre les deux oreilles ! Au nom de la liberté, ils font appel à la dictature et appliquent des méthodes dictatoriales. Ils croient se libérer en faisant sonner leurs chaînes. Pauvres moutons pris dans les bêlements pitoyables de la lutte des classes. Faites un stage en Chine ou en Corée du Nord, cela vous remettra les idées à l'endroit (je n'ose pas dire du plomb dans la tête).

Il est nécessaire de faire un geste d'écologie humaine !

medium_communismepoubelle.jpg

lundi, 13 mars 2006

Kosovo : la désinformation pour les masses

medium_slobometro.jpgL'article ci-contre est tiré du journal gratuit Métro. Il montre comment les foules peuvent être sciemment désinformées sur la réalité de la situation au Kosovo. Rappelons simplement que le Kosovo est une province serbe depuis son origine et que la nation serbe a les racines de son histoire dans ce petit bout de Balkans.

Le 24 mars 1999, les armées d'Occident décidèrent de "délivrer" cette province des griffes du "boucher de Belgrade". Cette présentation fut un mensonge de guerre destinée au vulgum pecus humanitarobobotiersmondialiste. Le Kosovo était gangréné depuis longtemps par les agissements de l'UCK, organisation mafieuse et criminelle décrite comme les "Khmers rouges des Balkans". Peu importe, avec une impudence et un manque d'honneteté caractarisés, tous les médias officiels occidentaux enfourchèrent d'une seule voix le cheval démocratique et des droits de l'homme contre Milosevic. Sans défendre l'homme qui n'est pas un parangon de vertu, le déferlement de la propagande occidentale accrédita dans l'esprit du public que le Kosovo n'était pas serbe mais une colonie de la Serbie. Rien n'est plus faux.

Avec la complicité occidentale, une séparation de fait a eut lieu au Kosovo, enclenchant un pogrom anti-serbe que la presse a rarement évoqué. La guerre, qui avait été menée au nom de la lutte contre la "purification ethnique" a eu pour conséquence de générer la pire purification ethnique du territoire et une destruction culturelle systèmatique des monuments serbes.

Ceci a pour origine le peuplement de la province de populations albanaises, voulu à l'origine par Tito, ce dirigeant dont tous les idiots utiles européens faisaient l'apanage pour son socialisme autogéré. Les clivages ethniques ont toujours existé en ex-Yougoslavie et sont toujours très actifs dans cette région à la longue mémoire. L'Europe s'embourbe dans les Balkans, ne sachant plus quel statut donner à une province qui veut réclamer son indépendance après expulsion de ses premiers habitants. Un peu comme si le nord Pas de Calais demandait de se constituer en république islamique des Flandres par suite d'une arrivée trop massive de musulmans.

Dire dans un article que Milosevic "s'attaque au Kosovo", c'est reconnaître implicitement qu'un pays ne peut plus défendre une portion de son territoire et c'est méconnaître gravement l'histoire de ce pays. On ne peut s'attendre à mieux dans la presse d'un pays gangréné par le communautarisme et les forces de dissolution.

Actualité du Kosovo
Solidarité avec les serbes du Kosovo :
Dossier du Monde Diplomatique
Article Wikipédia
Le Courrier des Balkans
Le film de Michel Collon : Les damnés du Kosovo
Sur la gangrène mafieuse

vendredi, 10 février 2006

La mauvaise herbe qui pousse

Quand on est chrétien, on ne va pas se réjouir du fait que la foi des autres croyants soit ridiculisée. Nous avons eus, et nous avons toujours contre nous des tonnes de caricatures imbéciles qui sont publiées. Mais l'humour, même féroce, peut permettre de faire passer la pillule. Nous avons eus aussi droit à des méchancetés gratuites (l'affiche de Amen, les films de "la dernière tentation du Christ" ou "Je vous salue, Marie" entre autres) et des détournements qui ridiculisaient la religion chrétienne. La ligne jaune se franchit d'autant plus que la France est dans un état d'inculture religieuse dramatique. Enfin! le bon sens populaire faisait aussi la part des choses. En France, il est normal de brocarder et une caricature de talent sera toujours appréciée, même si ce n'est pas dit ouvertement. Il faut simplement que la caricature n'induise pas un mensonge éhonté.


L'Islam, dans sa pureté de diamant et dans son culte à un Dieu distant, très distant des hommes, n'admet pas de critiques, surtout venant des insoumis, des infidèles. Il n'admet aucune critique et sa conception de la politique est imperméable à toutes les contorsions génées de nos hommes politiques sans foi. La théocratie islamique ne s'embarasse guère de nuances, a fortiori quand les groupes de pression et les mouvements extrêmistes musulmans enflamment les foules. A la vue des images qui déferlent sur nos écrans, suite à la publication des caricatures de Mahomet, j'ai eu l'impression de voir les foules endoctrinées et fascinées du congrès de Nuremberg (le désordre en plus). Les voies du totalitarisme sont partout et les mauvaises herbes européennes (paiennes et laiques en ce qui concerne le nazisme) ont bien pris dans certains pays Musulmans.


Sous pretexte qu'on ne veut pas blesser les Musulmans, on ne veut non plus dénoncer la lèpre qui ronge l'Islam. Ce n'est pas faire injure aux fidèles sincères, chercheurs de la Vérité, que de leur dire que la gangrène risque d'emporter tout le corps.


J'ai peu de contact avec l'Islam et ce que je vois ne m'incite qu'à la prudence. J'ai lu le Coran, mais sans conviction car à franchement parler les Evangiles sont bien plus révolutionnaires et perturbateurs pour l'ordre établi. Le souvenir le plus frappant de l'Islam que je peux avoir est ce début de soirée passé sous les murailles medium_mosqueebleue.jpgde la Mosquée bleue à Istambul, où le Muezzin appelait à la prière du soir. Dans la pureté du ciel, la voix lançait des appels vers Dieu qui ne pouvaient que bouleverser le coeur. Dans ces appels, et uniquement dans ceux-ci, ce cri infini, cette plainte d'amour, je pouvais reconnaître le sentiment qui habite le coeur d'un fidèle Musulman qui cherche son Dieu. Dans tout le reste, et surtout dans les singeries totalitaires des imams manipulateurs, je ne vois que ruine de l'Homme. Il faudra sans doute sortir les épées pour lutter contre cette forme de fanatisme intolérant, mais il faudra surtout s'armer de la prière.

jeudi, 09 février 2006

L'impossible mémoire du communisme en Europe

"L'Assemblée parlementaire condamne avec vigueur les violations massives des droits de l'homme commises par les régimes communistes totalitaires et rend hommage aux victimes de ces crimes."

 Il aurait été plaisant que cette apostrophe soit émise par le Parlement français mais, las, il n'est pas possible d'évoquer cette question sans tomber dans l'oubliette. En 2002 déjà, le journaliste roumain Radu Portocala, qui demandait au président de l'Assemblée Nationale une minute de silence pour les millions de mort du communisme, avait eu comme réponse :"Il n'appartient pas au législateur français d'adopter un texte de reconnaissance de crimes politiques perpétrés en-dehors du sol national, texte qui, évidemment, ne pourrait avoir aucun caractère normatif." Réponse sans les tambours ni trompettes que l'on sort pour d'autres causes "mémorielles".

En mars 2005, bis repetita une lettre était adressée au Premier ministre, demandant quelques commémorations officielles reconnaissant la réalité des crimes de l'idéologie communiste. Las, la réponse fut éloquente. Au plus haut niveau de l'État, il est considéré que "le génocide perpétré par les nazis est au sommet de la barbarie, le déni de toutes les valeurs humaines. Cette tragédie unique dans l'histoire est un fondement de la conscience européenne moderne. Reconnaître cette vérité n'est pas méconnaître les conséquences de l'autre totalitarisme du XXe siècle (sic), porteur d'immenses tragédies individuelles et collectives".

Excusable politique

Le refus de nommer le communisme par son nom est déjà un aveu ! Mais le plus grave est que la qualification du crime dépend non pas de la réalité qui a frappé les chairs de millions de victimes mais de l'intention qui le portait. En effet, toujours selon la réponse reçue, "il faut cependant éviter les amalgames et reconnaître chaque situation historique pour ce qu'elle est : la Shoah était le produit d'une idéologie de mort et de négation de l'humanité sur un fondement racial. Les victimes de régimes comme celui de Staline l'ont été d'une violence politique portée à son paroxysme". La violence politique est toujours excusable et ne peut être mise dans la même catégorie que la violence raciale. Étonnant aveuglement et torsion de la réalité dans ces considérations de langage où l'on semble reconnaître implicitement que bonheur humain justifiait bien quelques moyens exceptionnels, insignifiants eu égard au but poursuivi, figé pour l'éternité dans une glue de bons sentiments.

C'est toujours dans cette disposition d'esprit que se trouve la France, alors que les pays d'Europe centrale, qui ont subi la réalité du joug communiste avec le complaisant silence ou la participation active des partis frères occidentaux, cherchent douloureusement à purger leur mémoire d'un poids écrasant. Le chemin est long et la démarche semée d'embûches. Le Conseil européen du 24 février 2005 avait déjà rejeté une proposition du député européen Vytautas Landsbergis qui demandait l'interdiction d'utilisation des symboles communistes, renvoyant les États devant leurs responsabilités à ce sujet. L'Occident, culturellement acquis au marxisme, ne parvenait pas à formuler une condamnation des régimes communistes et des crimes qui y étaient associés. Une telle condamnation risquait de surcroît à mettre en péril les relations commerciales avec la Chine !

Le 25 janvier 2006, toutefois, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe adoptait la résolution 1481 sur la "Nécessité d'une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires" sans toutefois arriver à une majorité pour l'application de recommandations concrètes comme la révision des manuels scolaires.

Pour l'initiateur de cette démarche, le suédois Göran Lindblad, l'adoption de la résolution est un "bon point de départ" pour continuer. "Alors qu'un autre régime totalitaire du XXe siècle, c'est-à-dire le nazisme, a été enquêté à fond, internationalement condamné et les responsables de ce régime ont été amenés en justice, des crimes similaires commis au nom du communisme n'ont été ni étudiés ni été condamnés internationalement", déclarait-il dans son rapport.

Criminelle comparaison

"Crimes similaires au nazisme". C'est sans doute sur ce point, quinze ans après la dissolution de l'URSS, que le bât blesse. Dans son communiqué de presse du 18 janvier, le Parti communiste français déclare que "le stalinisme est une perversion terrible d'un idéal communiste qui ne peut pas séparer l'égalité et la liberté, la justice sociale et les droits imprescriptibles de la personne. Le PCF n'a donc pas attendu la chute de l'URSS pour condamner les violations des libertés qui ont si longtemps bafoué et, parfois, continuent de bafouer les principes humanistes et démocratiques qui sont le cœur du projet communiste. C'est au nom même du communisme et de sa passion de la liberté, qu'il a marqué son refus des atrocités perpétrées dans tant de pays et pendant une si longue période. Rien, aux yeux des communistes français, ne peut effacer ces tâches indélébiles et le préjudice irrémédiable qui a touché des millions de victimes et leurs familles. Mais rien, à leurs yeux, ne peut justifier une assimilation révisionniste au nazisme. Ce n'est pas l'idée communiste mais sa dénaturation qui a produit les crimes. En identifiant le communisme et le nazisme, le projet vise à nier la place tenue par les communistes, à partir de leurs valeurs, dans le combat acharné contre le fascisme. De fait, il participe de la négation de l'exceptionnalité du phénomène nazi. Il contribue ainsi à la banalisation du génocide des juifs".

De même la Gauche unitaire européenne dénonce un rapport qui "instrumentalise (des) atrocités pour attaquer, marginaliser et criminaliser un courant politique dont les idéaux sont contraires aux crimes qui ont été commis". Pour clarifier la position de son groupe, il a lui aussi affirmé que les crimes "de régimes qui se prétendaient communistes […] doivent être condamnés comme doivent être condamnés les crimes commis ailleurs au nom de la démocratie ou du christianisme".

Tigran Tarossian, le vice-président de l'Assemblée nationale d'Arménie a renchéri en soulignant "qu'on ne doit en aucun cas faire amalgame des régimes communistes et totalitaires". Ces jeux de mots et ces torsions de la langue seraient plaisantes si elles ne cachaient pas une réalité faite de cadavres et de spoliations en tout genre. La statue du Commandeur de la lutte anti-fasciste, mise en avant depuis des lustres lorsqu'on évoque les crimes du communisme, tient encore, mais accuse tout de même de profondes lézardes sous le coup des plus récentes études historiques sur les régimes communistes à travers le monde.

L'objectif du Conseil de l'Europe est d'apurer la mémoire, cette mémoire collective des peuples qui provoque un si vif débat en France actuellement. Dans un article à paraître dans Liberté politique (n° 32, hiver 2006), le dominicain Emmanuel Perrier écrit que seule une histoire vraie est capable de porter une mémoire vraie, mais que celle-ci doit être également assumée dans l'ordre politique. Le fondement civilisationnel est là et non pas uniquement dans les travaux des historiens.

À l'Est, la lumière

Si l'intelligentsia communiste occidentale ne fait pas encore son deuil d'un idéal trahi, les peuples d'Europe orientale cherchent cependant à faire toute la lumière sur leur passé récent. C'est d'ailleurs bien par leur initiative que continue à se fissurer la perception que nous pouvions avoir du communisme. Une chose était de le professer dans des écrits dans une société repue de consommation, une autre était de le vivre dans sa chair. Les opinions sont donc diamétralement opposées. Les représentants bulgares affirmaient ainsi que seize ans après la chute du régime communiste, il était inacceptable que les dossiers reliés aux crimes commis par ce régime soient considérés confidentiels. Selon les députés, une telle attitude équivaudrait à ce que le gouvernement démocratique de la Bulgarie supporte le régime communiste en l'assistant à dissimuler ses crimes à la société. Des députés bulgares ont ainsi introduit au Parlement bulgare une proposition de loi établissant un Institut pour la mémoire nationale des crimes contre le peuple bulgare.

Une association croate de prisonniers politiques du régime communiste en Yougoslavie a pour sa part accueilli la décision de l'Assemblée avec joie. Son président, Alfred Obranic, a déclaré : "Il y a besoin de condamner les pires fléaux de notre histoire et de notre vie, le nazisme et le communisme." Selon lui, 100 000 Croates ont souffert d'emprisonnement lors du règne du régime communiste. Il affirme aussi que "le communisme a promu le respect des valeurs humaines, mais il a mis en place le contraire, ce qui le rend encore plus pervers que le nazisme".

La Roumanie a aussi entrepris des moyens pour rendre de telles informations publiques. À l'initiative de l'historien Marius Oprea, et après de fortes intimidations de la part des anciennes officines de sécurité roumaines toujours actives dans la vie publique, un Institut pour l'investigation des crimes du communisme en Roumanie a été créé par le gouvernement. Pour Marius Oprea, non seulement la décommunisation des structures d'État s'apparente à la dénazification, mais par ailleurs il considère le terrorisme d'État comme un crime imprescriptible. Le plus compliqué, dans les initiatives qui voient le jour, sera d'une part l'accès aux archives publiques et d'autre part la volonté de mener à bien ce processus dans un temps qui peut s'avérer très long.

Faire mémoire des crimes du communisme, ce n'est pas s'affranchir de l'impératif absolu qu'est la justice sociale, qu'est le combat pour la dignité des personnes. Ce n'est pas non plus absoudre les exactions qui se produisent avec d'autres systèmes politiques. C'est faire en sorte que l'homme soit au cœur de la société, et non plus la classe, la race ou le capital. Remettre les pendules à l'heure semble devoir être un impératif pour remettre l'Europe en marche.

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