mercredi, 24 janvier 2007

Fondamentaux de la foi chrétienne

Les deux mystères principaux de la foi :

  1. Unité et Trinité de Dieu.
  2. Incarnation, passion, mort et résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.

Les deux commandements de la charité :

  1. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
  2. Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Les béatitudes évangéliques :

  1. Heureux les pauvres de coeur : le royaume des cieux est à eux !
  2. Heureux les doux : ils obtiendront la Terre promise !
  3. Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
  4. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés !
  5. Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
  6. Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
  7. Heureux les artisans de la paix : ils seront appelés fils de Dieu !
  8. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le royaume des cieux est à eux !

Les dix commandements de Dieu :

Je suis le Seigneur ton Dieu.

  1. Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi.
  2. Tu ne prononceras pas le nom de Dieu à faux.
  3. Tu sanctifieras le jour du Seigneur.
  4. Honore ton père et ta mère.
  5. Tu ne tueras pas.
  6. Tu ne commetras pas d'adultère.
  7. Tu ne voleras pas.
  8. Tu ne feras pas de faux témoignage.
  9. Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain.
  10. Tu ne convoiteras pas le bien du prochain.

Les cinq préceptes généraux de l'Eglise :

  1. Participer à l'Eucharistie dominicale et autres fêtes d'obligation et s'abstenir des travaux et des activités qui pourraient empêcher la sanctification de tels jours.
  2. Confesser ses péches au moins une fois l'an.
  3. Recevoir le sacrement de l'Eucharistie au moins à Pâques.
  4. S'abstenir de manger de la viande et observer le jeûne les jours établis par l'Eglise.
  5. Subvenir aux besoins matériels de l'Eglise, selon ses possibilités.

Les sept sacrements :

  1. Baptême.
  2. Confirmation.
  3. Eucharistie.
  4. Pénitence.
  5. Onction des malades.
  6. Ordre.
  7. Mariage.

Les sept dons de l'Esprit Saint :

  1. Sagesse.
  2. Intelligence.
  3. Conseil.
  4. Force.
  5. Science.
  6. Piété.
  7. Crainte de Dieu.

Les trois vertus théologales :

  1. Foi.
  2. Espérance.
  3. Charité.

Les quatre vertus cardinales :

  1. Prudence.
  2. Justice.
  3. Force.
  4. Tempérance.

Les sept oeuvres de miséricorde corporelle

  1. Donner à manger à ceux qui ont faim.
  2. Donner à boire à ceux qui ont soif.
  3. Vêtir ceux qui sont nus.
  4. Loger les pélerins.
  5. Visiter les malades.
  6. Visiter les prisonniers.
  7. Ensevelir les morts.

Les sept oeuvres de miséricorde spirituelle :

  1. Conseiller ceux qui doutent.
  2. Enseigner ceux qui sont ignorants.
  3. Réprimander les pécheurs.
  4. Consoler les affligés.
  5. Pardonner les offenses.
  6. Supporter patiemment les personnes importunes.
  7. Prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Les sept péchés capitaux :

  1. Orgueil.
  2. Avarice.
  3. Envie.
  4. Colère.
  5. Impureté.
  6. Gourmandise.
  7. Paresse ou acédie.

Les six péchés contre l'Esprit saint :

  1. Désespoir du salut.
  2. Présomption de se sauver sans mérite.
  3. Contestation de la vérité connue.
  4. Envie de la grâce d'autrui.
  5. Obstination dans ses péchés.
  6. Impénitence finale.

Les quatre péchés qui crient vengeance devant Dieu :

  1. Homicide volontaire.
  2. Péché impur contre nature.
  3. Opression des pauvres.
  4. Fraude dans le salaire des ouvriers.

Les quatre fins de l'homme

  1. Mort.
  2. Jugement.
  3. Enfer.
  4. Paradis.

 

Source : supplément 30 jours

 

 

 

jeudi, 11 janvier 2007

La grande doxologie contre un monde de sots

Dans un sondage paru dans le quotidien La Croix, il est mentionné que simplement la moitié des catholiques croiraient en l'existence de Dieu. Pourquoi sont-ils catholiques ? Comment peut-on se dire chrétien et ne pas croire en Dieu ? Y aurait-il des chrétiens athés ? Si oui, quelle terrible schyzophrénie spirituelle ! Beaucoup se disent catholiques parce qu'ils sont nés dans une famille catholique. C'est un peu une habitude, une tradition familiale et il ne serait pas poli de véxer la grande tante Ginette en disant que l'on ne croit plus en Dieu mais plutôt au Loto ou à la boule de cristal.

Selon ce sondage, je serai classé dans les catholiques extrêmistes car croyant en Dieu et priant. Bon, d'accord, je vais rarement à la Messe car j'avoue que les célébrations avec micro, guitare et rétro-projecteur, je commence à en avoir par dessus la tête mais bon, je me force à aller aux grandes fêtes en me concentrant sur l'Eucharistie et en me disant que le pauvre prêtre qui marmonne son texte comme le Code Général des Impôts a reçu des mains de l'évêque le sacrement permettant d'opérer la Transubstantation du pain en corps et sang de Jésus-Christ. Sans quoi, pourquoi irai-je boulotter un bout de pain azyme alors que la boulangerie d'à côté présente de bien meilleures choses ?

Je suis pratiquant (quand je peux) mais je prie. Discrétement, mais régulièrement. Dans les poches de mes vestes, dans mon porte-monnaie, il y a la médaille miraculeuse de la rue du Bac. Quand je la vois ou la sent du bout des doigts, cela me remet en face de certaines réalités.

Souvent, le matin, après avoir déposé les enfants à l'école, je passe par la petite chapelle de l'église, celle-là même où il y a des rétro-projections de Jésus en couleurs chromo. Je salue quelques instants dans le silence matinal le Saint Sacrement et va mettre un cierge chez ma mère du ciel. Cela ne me prend pas plus de cinq minutes mais ce sont des minutes qui comptent et qui rechargent les batteries pour la journée.

Le soir surtout, juste l'instant avant de sombrer dans le sommeil, quand la tête est déjà sur l'oreiller, je récite la grande doxologie, texte qui m'a toujours plu :

medium_Trinite.jpg"Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit ; comme il était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen"

Mais je le préfère en latin car il a une saveur d'éternité indéniable et une force poétique terrible :

"Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto : sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen."

Avec cette courte prière, j'ai une prière de demande, de remerciement, le rappel de la Trinité et de tout le mouvement du monde. le fameux "in saecula saeculorum" est extraordinaire de profondeur.

[ajout du 26.01.07 : je me rends compte que ce n'est pas la grande doxologie que je récite, mais la petite, la grande étant : "Gloria in excelsis Deo..."]

vendredi, 22 septembre 2006

L'affaire Ratisbonne

medium_Regensburg.2.jpgL'affaire de la conférence de Ratisbonne est révèlatrice des incohérences de nos contemporains et prouve bien que nous sommes régis par le domaine émotionnel, donc irrationnel, plutôt que par une reflexion posée. Le rôle de caisse de résonance des média est bel est bien en cause pour une partie de réactions rencontrées : déformation jusqu'à la caricature, troncature des expressions, manque de mise en perspective. Le mensonge édicté en mode de vie est la pathologie de l'Occident. Les propos de Benoît XVI ont eu ce mérite qu'un certain nombre d'intellectuels, pas forcément d'accord avec le pape, trouvent que l'Islam pousse trop loin le bouchon. Par une sorte de reflexe anti-colonialiste vengeur, l'Islam crie haro sur le baudet dès que l'on touche à un poil de barbe de son prophète. Cela commence vraiment à bien faire et il faut en finir avec cette hypocrisie de tout accepter sous pretexte de passer pour intolérant. Je suis pour ma part français, blanc, catholique et j'assume ma foi, mon pays, son histoire avec ses ombres et ses lumières. Le jour où les Musulmans arrêteront de massacrer gratuitement des chrétiens, que des églises pourront être construites librement en terre d'Islam, on pourra esquisser que c'est peut-être une tradition spirituelle de paix et de tolérance. Jusqu'à ce jour, ce n'est pas le moment de faire patte de velours avec tous les ahuris à barbe !

L'Islam est-il d'ailleurs une religion ? On peut fort légitimement se poser la question puisque le mot "religion" vient de "religere" qui veut dire "relier à". Se relier, c'est créer un lien, un lien où la communication va dans les deux sens, un lien d'amour. Entrer en religion, c'est comme entrer en mariage. A partir du moment où l'Islam se définit lui-même comme une soumission, c'est à dire sans cette contrepartie de l'échange, il est difficile de parler de lien d'amour. La nature du lien change car c'est un lien de soumission. Violence est faite à l'Homme qui, par nature, cherche du lien social et non des chaînes. L'Islam n'étant pas un bloc uniforme, la nature du lien peut être fort différente d'un homme à l'autre mais la partie la plus conquérante de l'Islam contemporain n'est pas de celle qui plaide en faveur du lien d'amour, et donc de la religion.

Relier Dieu et les Hommes, c'est aussi accepter qu'il y ait une similarité dans l'approche d'une vie commune, qu'il y a une approche réciproque. On ne peut s'assembler avec ce qui ne nous ressemble pas (du point de vue de l'affection mutuelle). Si Dieu est totalement transcendant, y compris aux catégories de la psychologie humaine, alors il n'y a pas besoin d'avoir un lien et on ne peut donc parler de religion. Je ne peux croire en un Dieu qui m'est étranger. Il n'est dès lors que le grand horloger de l'univers. C'est humain. Si Dieu a accepté d'endosser les contingences humaines, ou bien s'il a tout simplement créé l'Homme à son image, comme il apparaît dans le livre de la Genèse, alors je peux entrer en lien avec lui. Derrière le débat sur la foi et la raison, fort opportunément lancé par le pape, se trouve le questionnement sur la nature de l'Homme éternel. Etre ambivalent, charnel et spirituel, toujours à la croisée de deux mondes et incapable d'assumer un équilibre s'il se coupe de la relation avec Dieu. La foi sans la raison déraisonne, comme on le voit dans les manifestations orchestrées dans l'Islam, et comme on l'a vu dans le passé de l'Eglise, mais la raison sans la foi n'a plus de garde-fou et ouvre la porte à tous les génocides et régimes politiques criminels. C'est ce qui est arrivé dans cet Occident du XXème siècle qui s'est coupé de Dieu avec le communisme, le nazisme, le consumérisme à outrance et le relativisme morale. Je suis assez en phase avec l'Islam quand sont dénoncées les apostasies occidentales. Reste à expliquer que le christianisme, s'il a fondé l'Occident, ne se confond plus depuis longtemps avec lui.

Faut-il dialoguer avec l'Islam ? Oui, comme avec tous les hommes mais un dialogue a pour corollaire l'estime et la réciprocité. On ne dialogue pas avec des hyènes en furie. La première étape du dialogue est d'avoir une similarité de comportement. La liberté de culte dans les pays musulmans est un pré-requis. S'il y a une mosquée à Rome, il peut y avoir une basilique à la Mecque. Le contraire montre simplement que l'intolérance n'est pas là où les gogos ou les bobos la croît.

En attendant, le pape a raison de parler. La liberté, cela commence par la liberté de parole. Merci Joseph !