jeudi, 09 novembre 2006
Blog et devoir d'état
Les internautes qui me font l'honneur de me lire peuvent se demander à juste titre pourquoi l'actualisation de se blog est si lente. Bonne question, mais qu'il faut relativiser. En effet, le rythme des personnes peut être très variable d'une personne à l'autre. Certains blogueurs sont professionnels et passent un temps considérable à publier de l'information. D'autres ne font que recopier des informations existantes. Certains encore recopient et ajoutent un commentaire qui donne de la plus-value au contenu.
Prendre un sujet et y donner un contenu et une densité qui soit vraiment interessante demande un certain temps d'analyse. Or, ce temps n'est pas extensible et il convient de l'employer au mieux. Au mieux pour quoi ? Pour satisfaire simplement ce que l'on appelle son devoir d'état. Notion anachronique s'il en est pour une époque qui ne cherche qu'à s'éclater, multiplier les expériences et faire en sorte que le vieux rêve d'ubiquité devienne une réalité : être partout en même temps et donner son avis sur tout.
La vie ne s'arrête pas aux frontières du clavier. Au contraire elle est prioritaire par rapport aux relations virtuelles. Quand l'Evangile me demande de faire attention à mon prochain, sans nul doute que celui-ci n'est pas à l'autre bout du monde mais est assis dans ma cuisine, sur mon canapé et attend que je tourne mon regard vers lui. Il faut savoir fixer quelques priorités dans la vie.
Pour ma part, la première des priorités est ma famille. Cela implique d'avoir une attention particulière à mon épouse et à mes enfants. Cette relation sociale est indispensable pour maintenir un terreau favorable à la croissance de l'ensemble de la communauté que nous formons.
Partant de là, pour subvenir à ma famille, j'ai un travail mais ce travail ne doit pas empiéter sur la vie familiale. J'en ai averti mes supérieurs hiérarchiques et je propose également ce modèle à mes collaborateurs. Dans une époque où les promotions doivent être négociées longtemps à l'avance et où l'ascenseur social est un peu en panne, le manager qui exerce dans un cadre budgétaire et organisationnel plus que contraint a peu de levier de motivation. L'ambiance de travail en est une ainsi que le fait de savoir que l'entreprise n'est pas la finalité de la vie. Mes collègues apprécient et sont motivés.
Les journées de travail étant chargées et les soirées aussi (deux jeunes enfants, c'est prenant), le lecteur comprendra que l'actualisation de ce blog soit un peu décalée dans le temps. Qu'il m'en excuse mais qu'il soit persuadé que ce n'est nullement un abandon.
11:15 | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Devoir d'état, Famille, Travail

