mercredi, 24 janvier 2007
Fondamentaux de la foi chrétienne
Les deux mystères principaux de la foi :
- Unité et Trinité de Dieu.
- Incarnation, passion, mort et résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.
Les deux commandements de la charité :
- Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
- Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Les béatitudes évangéliques :
- Heureux les pauvres de coeur : le royaume des cieux est à eux !
- Heureux les doux : ils obtiendront la Terre promise !
- Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
- Heureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés !
- Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
- Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
- Heureux les artisans de la paix : ils seront appelés fils de Dieu !
- Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le royaume des cieux est à eux !
Les dix commandements de Dieu :
Je suis le Seigneur ton Dieu.
- Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi.
- Tu ne prononceras pas le nom de Dieu à faux.
- Tu sanctifieras le jour du Seigneur.
- Honore ton père et ta mère.
- Tu ne tueras pas.
- Tu ne commetras pas d'adultère.
- Tu ne voleras pas.
- Tu ne feras pas de faux témoignage.
- Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain.
- Tu ne convoiteras pas le bien du prochain.
Les cinq préceptes généraux de l'Eglise :
- Participer à l'Eucharistie dominicale et autres fêtes d'obligation et s'abstenir des travaux et des activités qui pourraient empêcher la sanctification de tels jours.
- Confesser ses péches au moins une fois l'an.
- Recevoir le sacrement de l'Eucharistie au moins à Pâques.
- S'abstenir de manger de la viande et observer le jeûne les jours établis par l'Eglise.
- Subvenir aux besoins matériels de l'Eglise, selon ses possibilités.
Les sept sacrements :
- Baptême.
- Confirmation.
- Eucharistie.
- Pénitence.
- Onction des malades.
- Ordre.
- Mariage.
Les sept dons de l'Esprit Saint :
- Sagesse.
- Intelligence.
- Conseil.
- Force.
- Science.
- Piété.
- Crainte de Dieu.
Les trois vertus théologales :
- Foi.
- Espérance.
- Charité.
Les quatre vertus cardinales :
- Prudence.
- Justice.
- Force.
- Tempérance.
Les sept oeuvres de miséricorde corporelle
- Donner à manger à ceux qui ont faim.
- Donner à boire à ceux qui ont soif.
- Vêtir ceux qui sont nus.
- Loger les pélerins.
- Visiter les malades.
- Visiter les prisonniers.
- Ensevelir les morts.
Les sept oeuvres de miséricorde spirituelle :
- Conseiller ceux qui doutent.
- Enseigner ceux qui sont ignorants.
- Réprimander les pécheurs.
- Consoler les affligés.
- Pardonner les offenses.
- Supporter patiemment les personnes importunes.
- Prier Dieu pour les vivants et pour les morts.
Les sept péchés capitaux :
- Orgueil.
- Avarice.
- Envie.
- Colère.
- Impureté.
- Gourmandise.
- Paresse ou acédie.
Les six péchés contre l'Esprit saint :
- Désespoir du salut.
- Présomption de se sauver sans mérite.
- Contestation de la vérité connue.
- Envie de la grâce d'autrui.
- Obstination dans ses péchés.
- Impénitence finale.
Les quatre péchés qui crient vengeance devant Dieu :
- Homicide volontaire.
- Péché impur contre nature.
- Opression des pauvres.
- Fraude dans le salaire des ouvriers.
Les quatre fins de l'homme
- Mort.
- Jugement.
- Enfer.
- Paradis.
Source : supplément 30 jours
23:20 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Christianisme, Foi, Charité, Béatitudes, Commandements, Sacrements, Esprit Saint
L'Abbé Pierre au-delà de l'icône médiatique
Le décès d'Henri Grouès, appelé plus familièrement l'Abbé Pierre, donne lieu à un débordement de sentimentalisme qui évoque les larmes des crocodiles. Comment les plus hautes autorités de l'Etat - en deuil d'un christianisme traditionnel français qu'elles ont renié, ont-elles pû se jeter sur son cadavre pour récupérer une fraction de sa lutte quotidienne en faveur des pauvres, alors que ces mêmes autorités en place depuis des années ne font que peu de choses, somme toutes, pour loger les SDF (dont nombre de français de "souche") ? Cette récupération républicaine est honteuse car l'Abbé Pierre appartient d'abord aux pauvres et à eux-seuls. Il fut leur étendard et leur glaive, leur bouclier et leur manteau, leur chaussures et leur casque. Bien sûr, Henri Grouès avait des opinions politiques très arrêtées, avec lesquelles je ne peux être d'accord. Le militant surgissait parfois, laissait paraître le bout de son drapeau rouge mais son principal drapeau rouge, c'était celui du manteau d'officier romain de Saint Martin.
Comment ne pas mettre en relief cette proximité entre le geste insensé de Martin, qui savait la condamnation qui l'exposait pour avoir donné du matériel militaire à un civil, et la radicalité évangélique qui a saisit le jeune Henri avant son vingtième anniversaire. Entre les deux hommes, il y avait le regard du pauvre, le regard du Christ. L'Abbé Pierre appartenait au Christ avant d'appartenir à Marx, il le rappelait et défendait son Eglise, même s'il n'était parfois pas d'accord avec Elle, et un peu en marge. Il savait qu'il vivait sous le regard du Christ, dans l'espérance folle de le croiser le jour où son tour serait venu.
Petit collégien, j'ai eu l'occasion de rencontrer l'Abbé Pierre. Je me souviens de sa tête d'icône médiatique - qu'il cultivait tout de même un peu - mais fidèle à ce qu'il semblait être sur les images de la télé ou des magazines. Il avait le verbe haut et parlait des pauvres. Non pas de ces pauvres abstraits qui font l'objet des campagnes se "solidarité", si désincarnées, mais des personnes qui avaient une vie, des amis, de la famille, que l'on croisaient tous les jours. Il nous avait distribué des médailles où - si ma mémoire ne me trahit pas - il y avait une miche de pain d'un côté et le mot "Emmaüs" de l'autre, car c'est dans ce village, en rompant le pain, que les apôtres reconnurent le Christ. Voilà mon souvenir de cet homme que le pouvoir laïc d'une république sans âme et sans pitié pour les plus faibles canonise sans vergogne.
L'Abbé Pierre a choisi la radicalité de l'Evangile, comme les prêtres et les évêques, les moniales et les moines, les laïcs chrétiens du monde entier. Il a appliqué à la lettre les prescriptions du Christ : donner à manger à ceux qui ont faim, vêtir ceux qui ont froid, loger ceux qui sont dehors.
Puissent ses oeuvres éclairer les nôtres... et puissions-nous rester, nous aussi, sous le regard du Christ.
22:15 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Abbé Pierre, Christianisme, Saint Martin, Charité
jeudi, 11 janvier 2007
La grande doxologie contre un monde de sots
Dans un sondage paru dans le quotidien La Croix, il est mentionné que simplement la moitié des catholiques croiraient en l'existence de Dieu. Pourquoi sont-ils catholiques ? Comment peut-on se dire chrétien et ne pas croire en Dieu ? Y aurait-il des chrétiens athés ? Si oui, quelle terrible schyzophrénie spirituelle ! Beaucoup se disent catholiques parce qu'ils sont nés dans une famille catholique. C'est un peu une habitude, une tradition familiale et il ne serait pas poli de véxer la grande tante Ginette en disant que l'on ne croit plus en Dieu mais plutôt au Loto ou à la boule de cristal.
Selon ce sondage, je serai classé dans les catholiques extrêmistes car croyant en Dieu et priant. Bon, d'accord, je vais rarement à la Messe car j'avoue que les célébrations avec micro, guitare et rétro-projecteur, je commence à en avoir par dessus la tête mais bon, je me force à aller aux grandes fêtes en me concentrant sur l'Eucharistie et en me disant que le pauvre prêtre qui marmonne son texte comme le Code Général des Impôts a reçu des mains de l'évêque le sacrement permettant d'opérer la Transubstantation du pain en corps et sang de Jésus-Christ. Sans quoi, pourquoi irai-je boulotter un bout de pain azyme alors que la boulangerie d'à côté présente de bien meilleures choses ?
Je suis pratiquant (quand je peux) mais je prie. Discrétement, mais régulièrement. Dans les poches de mes vestes, dans mon porte-monnaie, il y a la médaille miraculeuse de la rue du Bac. Quand je la vois ou la sent du bout des doigts, cela me remet en face de certaines réalités.
Souvent, le matin, après avoir déposé les enfants à l'école, je passe par la petite chapelle de l'église, celle-là même où il y a des rétro-projections de Jésus en couleurs chromo. Je salue quelques instants dans le silence matinal le Saint Sacrement et va mettre un cierge chez ma mère du ciel. Cela ne me prend pas plus de cinq minutes mais ce sont des minutes qui comptent et qui rechargent les batteries pour la journée.
Le soir surtout, juste l'instant avant de sombrer dans le sommeil, quand la tête est déjà sur l'oreiller, je récite la grande doxologie, texte qui m'a toujours plu :
"Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit ; comme il était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen"
Mais je le préfère en latin car il a une saveur d'éternité indéniable et une force poétique terrible :
"Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto : sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen."
Avec cette courte prière, j'ai une prière de demande, de remerciement, le rappel de la Trinité et de tout le mouvement du monde. le fameux "in saecula saeculorum" est extraordinaire de profondeur.
[ajout du 26.01.07 : je me rends compte que ce n'est pas la grande doxologie que je récite, mais la petite, la grande étant : "Gloria in excelsis Deo..."]
22:05 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Christianisme, Chrétiens, Foi, Eglise, Incroyance, Dieu, France
Cathophobie ambiante : illustration
Le simple fait d'être chrétien, catholique et pratiquant, passera bientôt pour un délit d'appartenance à un mouvement sectaire. Si mon point de vue est caricatural, ce que je suis prêt à entendre, il n'en reste pas moins que la France vit dans un état ou le fait religieux passe pour suspect. J'ai bien l'impression que la conquête islamique actuelle, et ses cohortes d'intolérance, déteigne sur toutes les autres religions dans un même syndrome : tous pourris, tous opium du peuple.
On peut voir le décalage avec la société française dans les multiples sondages qui sont publiés ça et là. Déjà, dans un récent sondage publié par le Journal La Croix, on pouvait constater que seuls la moitié des catholiques croyaient en Dieu, ce qui est pour le moins surprenant. Dès lors, on peut estimer que la partie restante reste la frange la plus "obscurantiste", "rétrograde" et "ringarde" d'une église moribonde. Dont acte, fermez le ban et transformons ces blocs de pierres que l'on nomme églises en centre musulmans, en maison pour les jeunes ou en salle de ciné.
Reste que l'Eglise est perçue avec un décalage abyssal, que renforce certains sondages. Pour ces derniers, la présentation des questions est très partiale. Sur le site Expression Publique, nous pouvons participer à un sondage intitulé : "Catholique, musulmane, juive : y a-t-il ouverture ou repli des grandes religion ?" (Cf fichier attaché)
D'emblée, avec un titre pareil et compte tenu de l'ambiance laïciste de notre pays, c'est du "pain béni" pour tous les pourfendeurs d'infâme.
Nous apprenons dès la première question qu'il n'y a que 56% d'opinions favorables sur l'Eglise, et les Juifs en recueillent 46%. Les musulmans sont eux à 79%... d'opinions défavorables.
A la seconde question, réponse implicite aux mauvais résultats de la première, nous apprenons que 62% des répondants souhaitent que les religions adaptent leur message pour tenir compte de l'évolution de la société. Donc, la solution est de se dissoudre dans un espèce de bain syncrétique qui ne ferait nul cas d'un être transcendant ayant délivré, et le délivrant encore, un message que les religions ne font que transmettre. Si les religions ne sont que des messagers de Dieu, la société veut être Dieu toute seule.
Nous apprenons que les catholiques ne sont en phase avec la société qu'à 46%, les Juifs à 39% et les Musulmans à 5%. Je dirai que dans les pays Musulmans, ils sont en phase à 95% avec la société.
Viennent ensuite une série de questions destinée à catégoriser les religions. Là, peu de surprise. Selon les internautes, la religion catholique est à mi-chemin entre la tolérance et l'intolérance. Mais, à partir de ce moment, il y a un grave problème méthodologique car à aucun moment l'entreprise de sondage ne définit ce que peut être cette tolérance ou intolérance. Tout dépend du contexte et du sujet abordé. Rappeler une certitude de foi déclenchant des comportements sociaux est bien souvent perçu comme une marque d'intolérance par ceux qui n'ont aucune certitude et qui vivent au vent du relativisme. Reprocher à quelqu'un qu'il roule à 200 Km/h alors que la limite est à 50 Km/h est-il une marque d'intolérance ? Rappeler que les embryons sont des êtres humains que l'on ne peut tuer ni manipuler est-il une marque d'intolérance ? Non, c'est rappeler un principe. Il peut ne pas faire plaisir, certes, mais ce n'est pas de l'intolérance. Par rapport à une dictature de la pensée "inique", tout point de vue contraire est vécu comme une meurtrissure. Dès lors, où se trouve la marque de l'intolérance ? Enfin, les catholiques s'en tirent plutôt bien par rapport à l'Islam parce que là, nous sommes dans le plein choc des civilisations !
La marque de l'intolérance montre son visage dans la question suivante ou 64% des internautes estime qu'il n'est pas normal que les croyants et les religions interviennent dans le débat public. La laïcité est donc comprise comme du laïcisme, c'est à dire l'exclusion de la religion de la vie publique. Or, c'est bien l'inverse qui se produit pour une religion
dont les internautes estiment qu'elle est intolérante, à savoir l'Islam. L'espace public, les institutions publiques et en particulier l'école, font place de plus en plus aux preceptes, en particulier alimentaires de l'Islam. Si l'espace public est vraiment a-religieux, il faut supprimer toutes les marques de différenciation. Ce n'est pas le cas. Et je passe sur les villes où la proportion de Musulmans est très forte, et dans lesquels les élus ont tendance à faire du respect de l'autre le principal mobile pour un renoncement à une laïcité neutre.
Passons sur la question inepte demandant à l'internaute de quel bord politique penche telle ou telle religion. Stupide car une religion n'a qu'un seul parti, celui de Dieu. L'Eglise a depuis longtemps renoncé à ce principe d'avoir un parti catholique. Christine Boutin en a connu les fruits amers et Philippe de Villiers risque fort de voguer dans son sillage. Le National Catholicisme est nul et non avenu. L'Eglise en a souffert sous Franco, quoiqu'on en pense. Mais cette question est quand même infesté d'un sous-entendu car l'Eglise catholique étant vue comme ringarde et réactionnaire, les votes s'orientent sur la droite et, suivez mon regard, surtout sur l'extrême Droite (avec le sifflement entre les dents et le D majuscule).
Ensuite vient une question sur le respect de la loi française où l'on voit qu'à 76% le sentiment des internautes est que les Musulmans ne la respecte pas. Malgré cela, nous avons tout fait pour que les Musulmans soient respectés. "Lèche la main que tu ne peux pas mordre" (vieux dicton arabe teinté d'Islam combattant). Passons, le sujet de ce post n'étant pas l'Islam.
Brusquement, à partir de la question 11, alors que nous parlions jusqu'ici que des trois religions, tout se focalise sur la religion catholique et là, les questionneurs-inquisiteurs rédigent les questions d'une manière très tendancieuse. Le fait de parler de "retour à la tradition" évoque dans l'inconscient populaire une régression sociale. Des décennies de language de "progrès", "avancées" et "luttes" diverses fait paraître le mot "retour" comme marqué au rouge et fait instantanément cliquer sur la réponse que l'on souhaite voir s'afficher, à savoir NON. Qu'importe à l'internaute non croyant et non-catholique le retour à la Traditionnelle Messe de Saint-Pie V ? Il ne connaît pas ce pape au nom rigolo et étrange, il ne sait pas ce que représente une messe et voit la tradition comme un objet exotique non conforme à la marche du progrès. Quant aux catholiques, ils devraient savoir qu'il n'y a qu'une seule et même Messe qui suit plusieurs rites et que les rites, il y a en a une floppée au sein même de l'Eglise universelle, y compris dans les clergés fidèles au pape.
C'est la question 13 du questionnaire qui fait se tenir les côtes : "Par rapport à il y a dix ou quinze ans, estimez-vous que l'Eglise catholique a évolué sur les sujets suivants ?"... Là, attention, ça dépote car les grands juges de la conscience universelle et éclairée montrent le bout de leur nez rouge : homosexualité, laïcité, renonciation aux insignes religieux à l'école publique, l'usage des contraceptifs, le droit à l'avortement, l'euthanasie, le divorce, l'égalité des hommes et des femmes, les rapports avec l'Islam, le remariage, le rapprochement avec les intégristes.
Faut-il y rajouter le viol en réunion, l'extermination d'êtres humains, l'usage des bombes à fragmentation, les executions de masse, la pédophilie (oui, certains membres de l'église essayent d'y renoncer mais le pape est intolérant en les pourchassant !), la zoophilie, la nécrophagie (sacrément intolérante sur ce sujet l'Eglise et pourtant
les chrétiens mangent le corps de leur Dieu !)...
L'internaute digne de foi (si, osons le mot) pense-t-il un moment que sur des questions qui ont longuement été débattues par des générations de théologiens, l'Eglise allait remettre en cause ce qui touche au sacrement (mariage), à la vie (contraception, avortement), tout simplement parce que les sondages lui sont défavorables ? Là-dessus, elle est un roc et heureusement qu'elle est là, d'ailleurs.
Pourtant, paradoxalement, quelques questions plus loin, l'internaute pense à 54% que les catholiques de France sont en phase avec la société (oui, mais ils ne sont que la moitié à croire en Dieu !)
La question 20 est du même acabit et les résultats d'ensemble montre que l'Eglise ne devrait jamais intervenir et que les chrétiens devraient rester des grenouilles bien tranquillement à croasser dans leur bénitier (vous savez, à dire, je croooa, je croooa ). Pas d'intervention sur l'euthanasie, sur l'expérimention sur les embryons, sur le clonage, sur le SIDA (quand on sait pertinement avec certitude que le préservatif ne règle rien, l'attitude de la société est suicidaire mais montre bien que l'attitude courante est celle du chien de Pavlov : on dit SIDA et le bon peuple répond : capote).
Les deux questions suivantes montrent qu'incidemment dans l'inconscient populaire français, l'extrême-Droite est bien catholique puisque ce sont Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers qui sont associés au "parti catholique". Rien n'est plus faux ni dangereux. Il y a sans doute moins de personnes cryant en Dieu au Front National qu'au Parti communiste. Les chrétiens sont au-dessus et redescendent en pluie fine partout. La politique gère les solutions technqiues, pas l'Eglise. Les chrétiens peuvent être de Gauche, de Droite, du Centre, mais ils sont surtout de Dieu. Qu'on ne leur demande pas la schyzophrénique et imbécile attitude d'oublier leur foi chez eux. Dieu, ils le mangent chaque dimanche et l'emmènent donc dans chaque fibre de leur coeur, de leur esprit, de leur âme.
La dernière question résume le sentiment commun : la religion ne sert à rien. Au mieux, c'est une morale de substitution pour les couillons qui ne sont pas capables de penser par eux-même, au pire une aliénation à réprimer.
Affligeant.
20:30 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Eglise, Christianisme, Islam, Juifs, Laïcité, France, Inculture
lundi, 25 décembre 2006
Et le Verbe s'est fait chair...
... et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité" - Jean, 1,14-18

Nous n'avons pas découvert Dieu, c'est lui qui nous a cherché et qui s'est révélé, progressivement, doucement, en tenant compte de la liberté insensée et fondamentale qu'il laissait à sa créature. Dieu, l'incréé, celui qui, par définition, n'a ni début ni fin, à qui appartiennent tous les attributs de perfection et que personne n'a vu de ce côté-ci de la mort, Dieu donc, entre dans sa Création. L'artiste entre dans son oeuvre, comme élément fondateur de son oeuvre, comme élément essentiel du tableau qu'il parachève de sa signature en demandant à l'oeuvre de participer à la vie intime de l'artiste. Nul peintre, sculpteur, musicien, danseur, n'est allé aussi loin dans la rencontre.
Si Noël est devenu une fête chrétienne que l'on cache au nom du respect des différences de l'autre et d'un matérialisme abrutissant de crasse consumériste, la méditation sur l'Incarnation de Dieu ouvre des perspectives gigantesques. Des perspectives qui s'ouvrent sur l'infini et l'éternité. En naissant dans la chair humaine, Dieu, par un effet de miroir, montre comment l'Homme peut naître à la vie de Dieu. En deux mots, "si je suis venu à toi, viens également à moi". La main tendue par le Seigneur est une main amoureuse. Elle est une main qui s'offre et s'ouvre. Elle est cette main qui prolonge magnifiquement celle qu'a voulu dessiner Michel-Ange sur le plafond de la chapelle Sixtine, où l'on voit Dieu le Père réveiller Adam d'un geste tendre et plein de force.
Noël, c'est la commémoration de la manifestation au peuple juif du mystère de l'incarnation qui consiste dans l'union en Jésus du Verbe engendré de la substance du Père avant tous les siècles avec l'humanité engendrée de la substance de sa mère dans le monde. Et ce mystère se complète par l'union de nos âmes au Christ qui nous engendre à la vie divine.
Noël, c'est la prise de risque du Créateur des mondes qui s'incarne et se confie entièrement aux mains de l'humanité. Dieu s'est d'abord donné à une femme, la Femme par excellence, qui a pris sur elle, en son for intérieur et avec la plus manifeste liberté, d'accueillir son créateur et de devenir ainsi sa mère. Ce paradoxe total, incompréhensible par la raison raisonnante, rejeté par les Juifs et les musulmans car trop fou ou scandaleux, est au coeur du message évangélique.
"Accepte, mon frère, de tordre ta logique et d'entrer dans la mienne. Accepte qu'il y ait quelqu'un qui te dépasse complètement. Fais faire un acte d'humilité à ton intelligence et prend les choses comme je te les présente. Sois un enfant comme je fus un enfant courant dans tes allées empierrées, jouant dans la poussière, courant avec mes camarades et me réfugiant dans les bras de ma mère quand les peurs m'angoissaient. Frère Homme, je sais ce que tu es car je suis ce que tu es. Et je suis ce que tu es car JE SUIS et que je t'appelle à être ce que je suis. J'ai fait un petit pas vers toi, fais un pas vers moi. Je suis celui que tu attends de tout ton coeur". Voici, sans offense ni blasphème, ni intention de gnoser, ce que pourrait être le message du créateur vers sa créature mais les phrases sont réductrices quand parle l'infini et, qui plus est, parle de coeur à coeur, sans ce médium pitoyable des mots.
Ainsi donc, ami lecteur, qui que tu sois, où que tu sois, et quelque soit ta relation avec Dieu, et même si tu n'as aucune relation, et que tu veuilles même ne jamais en entendre parler, reçois donc en ce "Dies Natalis" 2006, fête de l'Incarnation de Dieu, tous mes voeux d'espérance, de justice, de miséricorde et de joie profonde. Car mes voeux ne sont que le pâle reflet de ceux que formulent le Seigneur pour nous.
La gloire du Seigneur sera révélée et toute chair verra le salut de notre Dieu - Isaïe 40,5
Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime - Luc 2,14
00:00 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Christianisme, Noël, Dieu, Incarnation
mercredi, 20 décembre 2006
Le chant d'amour de Dieu
Le Cantique des Cantiques est souvant présenté comme la relation d'amour qu'entretiennent le Christ et son Eglise, du moins chez les chrétiens. D'autres y voient plus prosaïquement la relation entre un homme et une femme. Pour ma part, en méditant sur ce texte si poétique, je me sens plus proche du Rabbi Akiva qui y voyait l'amour de Dieu pour sa créature.
Comment d'ailleurs pourrait-il en être autrement puisque dans sa folie si sage, Dieu s'est abaissé jusqu'à entrer lui même dans la chair de sa créature, à la renouveller de l'intérieur, comme le fait l'union intime de l'homme et de la femme. Dans le poème nous est présenté un dialogue où deux êtres sont en dialogue mais dans l'hypothèse de l'amour insensé de Dieu, le dialogue de l'homme pourrait être alternativement celui de Dieu et de la créature et celui de la femme également alternativement celui de Dieu et de la créature. "Je te cherche et quand je t'ai trouvé, je te cherche encore" dirait l'Homme à Dieu, perdant sa finitude dans l'infini divin. "Où te cache-tu ?" questionne inlassablement Dieu à la recherche de cette créature qu'il a créé à son image. Abîme sans fond de l'amour !
06:40 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Christianisme, Cantique, Amour
vendredi, 15 décembre 2006
Ere limbique
Le cerveau limbic est le siège des émotions et des souvenirs. Le cerveau reptilien est celui de l'instinct, de la faim. Le cerveau néo-cortex est celui de la raison. Sur lequel agit le ressort du monde actuel, en particulier quand on regarde l'évolution de la marchandisation du corps humain à travers la prostitution et la pornographie ? Sur le cerveau reptilien et le limbic. La raison, plaidée par Benoît XVI et l'Eglise dans son ensemble font appel au cerveau néo-cortex, aux hautes facultés intellectuelles de l'Homme (je n'ai pas dit haut Q.I.). La foi également fait appel à ce même cerveau. Quand le monde occidental dans son entier et dans sa frénésie gesticulatoire fait appel aux niveaux inférieurs du cerveau, cela s'appelle une décroissance du cerveau.
Et c'est d'ailleurs pour cela qu'il est si difficile de lutter contre la pornographie. L'impact de la pulsion sexuelle combinée au stimuli des images est une véritable bombe qui s'incruste dans les replis les plus intimes du cerveau. Plusieurs heures après, les images reviennent à la surface, comme ces mini-bombes lachées dans les champs sous forme anodine de jouets et qui pêtent en arrachant des jambes. Faire appel commercialement à ces couches intermédiaires et basses du cerveau est déshonnorant pour ceux qui utilisent de telles méthodes mais ils n'ont déjà pas d'honneur et ignorent même l'existence de ce mot comme ils ignorent celui de "dignité".
Nous ramènent également à l'hypertrophie du cerveau limbic tous les groupuscules, agences et organes de presse qui, sous pretexte de libération des moeurs et d'évolution sociétale, font descendre le degré de conscience des citoyens au dessous de la ceinture et s'en gargarisent. Ils se réclament de l'intelligence alors qu'ils en sont restés au stade anal des petits enfants. Ils se réclament de la pensée critique alors que toute leur démarche est faite pour que les personnes restent enchaînées à leurs émotions. Nous sommes entrés dans l'ère limbique de plein pied, en vouant aux Gémonies tout ce qui pourrait contrarier cette décroissance voulue.
Alors que le monde nous vend un Eros frelaté, l'Eglise nous souhaite une Agapé sereine et joyeuse. Alors que le monde nous bourre le crâne en nous persuadant que nous ne sommes que des grains de matière nés du hasard et voués à une jouissance sans fin, le Christ nous entraîne vers le Logos créateur qui promet la vraie joie permanente à côté de laquelle la jouissance sexuelle n'est que de la rigolade. Alors que le monde nous souhaite des fêtes orgiaques, Dieu nous accorde la Communion des saints.
Loin de refuser la chair, bien au contraire, il nous appartient de l'assumer au plus haut point, en la maîtrisant, en la forçant à devenir l'instrument de notre croissance spirituelle plutôt que d'être l'instrument de notre esclavage. Telle est la vocation humaine : glorifier la Création à travers la chair, en la portant en communion avec l'autre, puis le Tout Autre.
La glorification de la chair, c'est ce qui se passe à Noël, fête de l'Incarnation de Dieu.
23:15 Publié dans Le monde à l'envers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Pornographie, Incarnation, Noël, Christianisme, Cerveau
jeudi, 23 novembre 2006
Spiritualiser la technique : pour une théologie du repassage !
Dans son blog CaelumEtTerra, Philippe Maxence s'interroge sur le rapport avec la technicité, dans la mesure ou celle-ci (en particulier dans le mode de vie occidental) peut nous faire oublier nos racines spirituelles. La tentation serait donc forte de renoncer à la technique pour conserver ce qui nous semble le plus précieux, c'est à dire notre rapport avec le Christ. C'est sans doute dans cette voie que se sont inscrits quelques mouvements, par ailleurs très proches des mouvements prônant la décroissance ou l'écologisme radical.
Il est toujours possible d'avoir la tentation de Venise, en effet. Cependant, la réalité du mode de vie occidental s'impose à nous. Nous sommes nés dans cet environnement, nous y avons été nourris, nous y évoluons, nous sommes soumis aux mêmes stimulis que les autres personnes. De même que Jésus n'a pas renié sa condition d'homme pour se réfugier dans sa divinité (Cf la tentation au désert et Géthsémani), de même nous ne pouvons renoncer à être ce que nous sommes dans le milieu où nous sommes nés. Dès lors que nous sommes dans un cadre donné, il faut que ce cadre devienne le champ (chant) de la grâce. La réalité n'est pas à éliminer mais à sanctifier.
Je me souviens de cette réflexion entendue un jour, il y a fort longtemps d'un prêtre qui disait que le chrétien pouvait prier partout, y compris devant un mur de béton brut recouvert de graffitis. Ce prêtre avait parfaitement raison car il considérait le cadre du monde comme une contrainte qui ne pouvait que nous inciter à nous élever. C'est le champ d'action qui s'ouvre devant nous et que nous devons parcourir avec toutes nos faiblesses, hésitations, renoncements mais aussi avec notre tenacité, notre persistance et avec la certitude de la foi.
Alors c'est bien joli tout cela, mais en quoi cela me concerne-t-il dans "ma vie de tous les jours" ? Ben oui, ma brave dame, c'est pas tout, mais j'ai une bonne pile de linge qui m'attend !
C'est justement cela, la sanctification du réel. Quiconque m'observerait de l'extérieur penché sur ma table à repassage considérerait que non seulement je fais un travail complétement idiot et répétitif, mais qu'en plus cela me vide la tête. Jugement téméraire à tout le moins car la réalité intime est tout à fait différente.
- le cadre du repassage s'impose à moi. Je l'accepte car il faut que toute la famille ait des vêtements corrects.
- la tâche n'est pas idiote puisqu'il y a une finalité pratique indéniable
- elle n'est pas non plus idiote car tout en repassant, je peux utiliser ma tête à autre chose. Je pourrais regarder la télévision, ce que je fais de temps à autre, mais je peux aussi prier ou méditer sur un texte.
- je me confronte à la réalité de la matière. Dans un environnement social et professionnel de plus en plus virtuel où la gestion des savoirs et des réseaux sociaux devient plus important que la réalisation technique, ce retour à la matière brute qui résiste permet de trouver un équilibre.
Vous me direz que j'expose une vision idyllique de cette activité et que la réalité sociale est autrement différente. C'est vrai. Je ne me permet cette reflexion que parce que j'ai la liberté du choix alors que pour beaucoup de femmes, c'est une contrainte sociale dont elles peuvent difficilement s'affranchir.
En tant qu'homme, la réalisation des tâches domestiques fait partie de la réalisation du devoir d'état inhérent à chaque couple. Les contraintes doivent être partagées, sur la base d'un contrat tacite. Ce n'est d'ailleurs ni plus ni moins que ce qu'énonce le Code Civil (art 214).
C'est aussi plus que cela car la répétition incessante des piles de linge, trois fois par semaine, est comme une route qui se prolonge sous mes pas. C'est mon pélerinage immobile. Il faut considérer selon l'image véhiculée par la tradition chrétienne, que nous sommes juste des pélerins sur cette terre, en route vers la Jérusalem céleste. Dans mes activités quotidiennes, je n'ai pas les belles bannières au vent, les oriflammes, les chants de groupe et les petits scouts qui font le service d'ordre. Je n'ai pas à mes côtés les dames patronesses en jupes plissées bleu marine et corsage blanc. Je n'ai pas les fanas du chapelet levant au ciel des yeux extatiques. Tout cela tient lieu des images d'Epinal. Dans mon pélerinage, mon pauvre pélerinage quotidien, dans lequel j'embarque bon gré mal gré ma famille, j'ai une pile de linge, une machine fumante et brûlante, et une table pliante. C'est ma cellule et mon cloître dans ce monastère étendu à l'échelle du monde. Et j'emmène le monde collé à mes pieds et mes mains vers le Christ.
20:00 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Christianisme, Devoir d'état, Prière, Sanctification
lundi, 20 novembre 2006
La mort et la beauté
Il m'arrive de penser à la mort, même d'y penser régulièrement. L'époque de la Toussaint, du jour des défunts, favorise cet état d'esprit où l'on réfléchit sur les fins dernières.
L'expression "fins dernières" vise non pas la mort mais l'état après la mort car toute reflexion sur la mort entraîne ipso facto un questionnement sur ma propre identité. La mort est le miroir qui renvoie notre propre identite. C'est un lieu commun de la littérature.
La mort est vue traditionnellement comme un passage. Je me demande également dans quelle mesure elle ne peut pas être prise comme une protection créée par Dieu pour sauvegarder notre liberté. Imaginez un instant d'être, dans l'état où nous sommes, faca à face avec Dieu, avec la beauté totale, absolue, avec la force et la puissance, avec la miséricorde et l'amour. Demandez-vous simplement si vous pourriez résister à ce regard qui se pose sur vous.
Pour ma part, j'aurais l'impression d'éclater, de voler en éclat, de me faire pulvériser. Il ne faut pas moins que la barrière de la mort pour protéger mon regard de la beauté fulgurante de Dieu. La mort est une création de sagesse. A nous de l'apprivoiser et de nous préparer à la rencontre qui va bouleverser ... notre vie !
09:05 Publié dans Chrétiens | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Christianisme, Mort, Dieu
Visez la Croix
Entendu ce matin sur le canal Europe 1 la nouvelle campagne de promotion du journal "La Croix".
Après la promotion vantant que le journal est tout beau, tout propre et qu'il fait bien comprendre comme il faut le monde de dingue qui nous entoure, vient le moment du slogan récapitulant la philosophie générale du quotidien.
Chrétiens, accrochez-vous : " VISEZ LA CROIX". J'espère avoir bien entendu car cela aurait pu être "Lisez la Croix" mais si j'ai sursauté, c'est parce que j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'erreur (ou alors il faut revoir le message)
Dans le sens commun, viser est très fortement connoté "militaire". Le Trésor de la Langue française nous rappelle que viser , c'est "diriger son regard avec attention sur quelqu'un, quelque chose pour chercher à l'atteindre, notamment en lançant un projectile, en assénant un coup ou pour l'ajuster en pointant une arme ou un appareil optique".
Les autres définitions sont :
1- Diriger et fixer son regard, un objet, une arme vers l'objectif à atteindre
2- Regarder, fixer intensément, examiner quelqu'un, quelque chose
3- Avoir en vue, faire allusion à ; Chercher à atteindre, à obtenir par son action
4- S'adresser à quelqu'un, concerner quelqu'un avec une intention hostile, une attaque, une critique
Bref, le contexte n'est pas à la contemplation sereine de l'instrument de supplice de Jésus, ni de l'explicitation de l'actualité au regard du Mystère chrétien. Un double sens qui peut nuire au message de clarté que veut lancer le quotidien.
... Enfin, si cela avait été "visez la Synagogue" ou "visez le minaret", cela aurait été très certainement plus explicite pour beaucoup !
A quand une plainte pour christianophobie ?
08:55 Publié dans Le monde à l'envers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Christianisme, Christianophobie

