vendredi, 15 décembre 2006

Ere limbique

medium_cerveau.jpgLe cerveau limbic est le siège des émotions et des souvenirs. Le cerveau reptilien est celui de l'instinct, de la faim. Le cerveau néo-cortex est celui de la raison. Sur lequel agit le ressort du monde actuel, en particulier quand on regarde l'évolution de la marchandisation du corps humain à travers la prostitution et la pornographie ? Sur le cerveau reptilien et le limbic. La raison, plaidée par Benoît XVI et l'Eglise dans son ensemble font appel au cerveau néo-cortex, aux hautes facultés intellectuelles de l'Homme (je n'ai pas dit haut Q.I.). La foi également fait appel à ce même cerveau. Quand le monde occidental dans son entier et dans sa frénésie gesticulatoire fait appel aux niveaux inférieurs du cerveau, cela s'appelle une décroissance du cerveau.

Et c'est d'ailleurs pour cela qu'il est si difficile de lutter contre la pornographie. L'impact de la pulsion sexuelle combinée au stimuli des images est une véritable bombe qui s'incruste dans les replis les plus intimes du cerveau. Plusieurs heures après, les images reviennent à la surface, comme ces mini-bombes lachées dans les champs sous forme anodine de jouets et qui pêtent en arrachant des jambes. Faire appel commercialement à ces couches intermédiaires et basses du cerveau est déshonnorant pour ceux qui utilisent de telles méthodes mais ils n'ont déjà pas d'honneur et ignorent même l'existence de ce mot comme ils ignorent celui de "dignité".

Nous ramènent également à l'hypertrophie du cerveau limbic tous les groupuscules, agences et organes de presse qui, sous pretexte de libération des moeurs et d'évolution sociétale, font descendre le degré de conscience des citoyens au dessous de la ceinture et s'en gargarisent. Ils se réclament de l'intelligence alors qu'ils en sont restés au stade anal des petits enfants. Ils se réclament de la pensée critique alors que toute leur démarche est faite pour que les personnes restent enchaînées à leurs émotions. Nous sommes entrés dans l'ère limbique de plein pied, en vouant aux Gémonies tout ce qui pourrait contrarier cette décroissance voulue.

Alors que le monde nous vend un Eros frelaté, l'Eglise nous souhaite une Agapé sereine et joyeuse. Alors que le monde nous bourre le crâne en nous persuadant que nous ne sommes que des grains de matière nés du hasard et voués à une jouissance sans fin, le Christ nous entraîne vers le Logos créateur qui promet la vraie joie permanente à côté de laquelle la jouissance sexuelle n'est que de la rigolade. Alors que le monde nous souhaite des fêtes orgiaques, Dieu nous accorde la Communion des saints.

Loin de refuser la chair, bien au contraire, il nous appartient de l'assumer au plus haut point, en la maîtrisant, en la forçant à devenir l'instrument de notre croissance spirituelle plutôt que d'être l'instrument de notre esclavage. Telle est la vocation humaine : glorifier la Création à travers la chair, en la portant en communion avec l'autre, puis le Tout Autre.

La glorification de la chair, c'est ce qui se passe à Noël, fête de l'Incarnation de Dieu.