lundi, 13 mars 2006

Kosovo : la désinformation pour les masses

medium_slobometro.jpgL'article ci-contre est tiré du journal gratuit Métro. Il montre comment les foules peuvent être sciemment désinformées sur la réalité de la situation au Kosovo. Rappelons simplement que le Kosovo est une province serbe depuis son origine et que la nation serbe a les racines de son histoire dans ce petit bout de Balkans.

Le 24 mars 1999, les armées d'Occident décidèrent de "délivrer" cette province des griffes du "boucher de Belgrade". Cette présentation fut un mensonge de guerre destinée au vulgum pecus humanitarobobotiersmondialiste. Le Kosovo était gangréné depuis longtemps par les agissements de l'UCK, organisation mafieuse et criminelle décrite comme les "Khmers rouges des Balkans". Peu importe, avec une impudence et un manque d'honneteté caractarisés, tous les médias officiels occidentaux enfourchèrent d'une seule voix le cheval démocratique et des droits de l'homme contre Milosevic. Sans défendre l'homme qui n'est pas un parangon de vertu, le déferlement de la propagande occidentale accrédita dans l'esprit du public que le Kosovo n'était pas serbe mais une colonie de la Serbie. Rien n'est plus faux.

Avec la complicité occidentale, une séparation de fait a eut lieu au Kosovo, enclenchant un pogrom anti-serbe que la presse a rarement évoqué. La guerre, qui avait été menée au nom de la lutte contre la "purification ethnique" a eu pour conséquence de générer la pire purification ethnique du territoire et une destruction culturelle systèmatique des monuments serbes.

Ceci a pour origine le peuplement de la province de populations albanaises, voulu à l'origine par Tito, ce dirigeant dont tous les idiots utiles européens faisaient l'apanage pour son socialisme autogéré. Les clivages ethniques ont toujours existé en ex-Yougoslavie et sont toujours très actifs dans cette région à la longue mémoire. L'Europe s'embourbe dans les Balkans, ne sachant plus quel statut donner à une province qui veut réclamer son indépendance après expulsion de ses premiers habitants. Un peu comme si le nord Pas de Calais demandait de se constituer en république islamique des Flandres par suite d'une arrivée trop massive de musulmans.

Dire dans un article que Milosevic "s'attaque au Kosovo", c'est reconnaître implicitement qu'un pays ne peut plus défendre une portion de son territoire et c'est méconnaître gravement l'histoire de ce pays. On ne peut s'attendre à mieux dans la presse d'un pays gangréné par le communautarisme et les forces de dissolution.

Actualité du Kosovo
Solidarité avec les serbes du Kosovo :
Dossier du Monde Diplomatique
Article Wikipédia
Le Courrier des Balkans
Le film de Michel Collon : Les damnés du Kosovo
Sur la gangrène mafieuse

jeudi, 30 juin 2005

Rebecca WEST : Agneau noir et faucon gris

medium_2825108650_08_MZZZZZZZ.jpgRebecca WEST : Agneau noir et faucon gris, un voyage à travers la Yougoslavie 

Présentation de l'ouvrage sur la quatrième de couverture :

"Romancière anglo-irlandaise de renom, Rebecca West entreprit en 1937 un grand périple à travers la Yougoslavie dont l'avenir était déjà assombri par les divisions ethnico-religieuses et l'approche de la guerre. Elle en tira un livre au titre énigmatique qui allait la rendre mondialement célèbre.

Agneau noir et faucon gris parut en 1941, alors que la tentation suicidaire redoutée par Rebecca West se déchaînait en Europe. Ses prémonitions et la force avec laquelle elle a su les exprimer font de son livre un chef-d'oeuvre médiumnique à l'égal des Démons de Dostoïevski. Tout en composant l'un des plus grands récits de voyage de la littérature universelle, elle s'y livre, à l'instar de Tocqueville en Amérique, à l'exploration intellectuelle d'un monde non encore révélé.

De Zagreb au Monténégro, en passant par la Dalmatie, l'Herzégovine, la Bosnie, la Serbie, la Serbie du Sud (Macédoine) et la Vieille Serbie (Kosovo), Rebecca West a tracé une triple cartographie de cet État prophète et martyr: en surface, la géographie et la politique ; en profondeur, l'histoire et les traditions ; et dans les cieux, cette composante que ses confrères occidentaux ont tant de peine à percevoir : les horizons spirituels de tous les peuples de Yougoslavie.

Dans cette société aux traditions encore vives, son oeil et sa plume enregistrent les derniers chatoiements d'une Europe disparue : celle des rites campagnards, des costumes brodés, des chants de semailles, des poèmes épiques et des rancoeurs tribales. Mais nous sommes loin, ici, du pittoresque gratuit cher au tourisme littéraire. Connue pour ses positions progressistes et féministes, Rebecca West se garde pourtant bien de juger cette société si éloignée de son monde, préférant la clair voyance de l'amour aux raisonnements de l'analyse.

Mais son voyage outrepasse de loin les frontières de la Yougoslavie. Chaque défaite de la civilisation dans les Balkans, constate-t-elle, a toujours été un pas de plus vers le déclin de l'Europe, et l'assassinat du roi Alexandre, en 1934, fut le premier acte de la guerre mondiale qui suivit. Avec, à l'arrière-plan, la rumeur de cette lutte éternelle de l'être et du néant, Agneau noir e tfaucon gris est aussi, à l'instar des Sept piliers de la Sagesse de Lawrence, une vaste méditation sur la vie et la mort des civilisations.

Servi par une narration envoutante, parcouru de descriptions émerveillées et de rencontres mémorables donnant lieu à des portraits désormais classiques, ce livre entraîne le lecteur d'aujourd'hui dans une redécouverte bouleversante d'une période cruciale de notre histoire.

Née à Londres en 1892, Cecil Isabel Fairfield se fit connaître dès 1911 sous son nom de plume emprunté à Ibsen. En plus de ses écrits militants et de ses romans, elle écrivit notamment un essai sur Henry James, une biographie de saint Augustin et des comptes rendus célèbres des procès de Nuremberg. Nommée Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 1959, elle s'éteignit en 1983 à l'âge de 90 ans."

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Balkans : l’histoire à vif

Remis à l’honneur par une théorie des dominos catastrophique, les Balkans dont l’histoire compliquée revient sous les feux de l’actualité, ne sont plus cités désormais que sous le terme d’ex-Yougoslavie, comme le souvenir d’un rêve utopique. Cette terre de fracture, au tellurisme historique violent et où s’exerce une sanglante tectonique des peuples, déroute les politiques occidentaux actuels comme elle a dérouté ses principaux occupants, Turcs, Italiens, Autrichiens. Les peuples de ces terres portent un résumé douloureux de l’histoire européenne, dévorés par une mémoire omniprésente et une hétérogénéité culturelle et religieuse plus qu’ethnique qui fait rejaillir par saccades la lave des conflits.

Lorsque Cecil Isabel Fairfield décide de se rendre en Yougoslavie, elle savait qu'elle allait au devant d'un monde déjà relaté par les meilleurs utopistes qui l'avaient précédé. En effet, "Des Anglais donc, animés de sentiments humanitaires et de tempérament réformateur, se rendaient constamment dans la péninsule balkanique afin de voir qui maltraitait qui, et, comme ils étaient en vertu même de leur foi perfectionnistes et incapables d'accepter l'effrayante hypothèse selon la quelle tout le monde maltraitait tout le monde, ils revenaient tous en s'étant choisi dans le fond de leur cœur un peuple balkanique chéri toujours victime et jamais bourreau".

Ecrit en 1940, ce livre , dédié " A mes amis de Yougoslavie qui sont maintenant tous morts ou réduits en esclavage ", est la narration d’un voyage entreprit en 1937, alors que l’Europe s’enfonçait vers la nuit de la guerre. Cependant, le mot " narration " est faible pour définir ce qui apparaît plus comme une " quête ". C’est en effet tout un univers disparu qui s’offre à nos yeux, une civilisation complète et complexe à jamais engloutie, telle une Atlantide dont nous n’aurions plus que quelques fragments épars. Rebecca WEST fait oeuvre tout à la fois d’historienne et d’ethnologue pour nous rendre l’atmosphère de cette Europe disparue. Le voyage physique de l’auteur s’accompagne d’un voyage dans les traditions et mieux, ce qui rend cet ouvrage plus précieux encore, dans la composante spirituelle des peuples. A soixante ans de distance, ce livre détonne par son actualité.

Celle qui fut chroniqueuse du procès de Nuremberg accompagne son récit d’une réelle réflexion sur les causes des défaites des civilisations, sur ces petits renoncements qui aboutissent aux grandes barbaries. S’ouvrant et se fermant sur la figure du roi Alexandre, assassiné à Marseille, le livre mentionne les événements contemporains comme les pointes immergées de cet iceberg balkanique où le passé récent se compte à l’échelle du millénaire, avec cette mémoire brûlante qui a un arrière goût de fer et de sang. Le récit passe du détail quotidien à la grande fresque historique, avec des raccourcis saisissants dans lesquels l’Histoire est constamment appelée à la barre des témoins pour nos yeux de jurés. Ainsi des guerres balkaniques de 1912 et de l’intervention de la Serbie en Macédoine : " Les Serbes se ruèrent vers le sud avec l’impétuosité de jeunes poulains. L’Occident les prit pour des matamores barbares et stupides, d’oser ainsi s’attaquer à un ennemi (l’empire Ottoman) qui n’avait jamais été vaincu… Absorbés dans leur rêve de gloire et d’héroïsme, les Serbes n’en avaient cure… Ils subissaient et commettaient des atrocités. Mais rien ne les troublait. Dans leur esprit régnait l’image splendide de l’empire slave, puissant en dépit des siècles et de la défaite, comme le Tsar Lazare dans son cercueil ".

Le livre met en lumière, avec le parti pris mesuré de l’auteur, l’intransigeante politique impériale des dirigeants austro-hongrois à l’égard des slaves, de cette politique d’asservissement reprise par Mussolini qui fait que " tout individu à l’intérieur de l’Etat qui résiste ou qui est seulement soupçonné de conserver la conscience de sa différence par rapport au parti dominant est soumis à toutes les formes de contrainte ". La logique d’empire n’est pas à l’honneur dans le livre de Mme West. On lira avec beaucoup d’intérêt ses réflexions sur les tentations impériales au cours de la visite du palais de Dioclétien.

Les soubresauts historiques de cette région européenne donnent une image de violence réelle aux Balkans. Il en ressort des caractères contrastés et on peut dès lors comprendre la réaction épidermique de certaines figures de ce livre qui sont amenées " à hurler et à gesticuler pour survivre ".

Le voyage commence dans un train en compagnie d’Allemands, archétype des européens moyens de cette époque, pleutres et arrogants, cyniques et lâches, modèles, selon Mme West, de ce que la société industrielle avait pu modeler comme citoyen. Le voyage à travers la Yougoslavie se fait sous la conduite de guides, témoins privilégiés dont la figure la plus marquante est celle de Constantin, poète juif et sorte de savant universel, Pic de la Mirandole serbe, attachant avec son caractère entier et franc. Il est le fil rouge de l’ouvrage, donnant un éclairage particulier de l'âme des peuples slaves.

Par des scènes quotidiennes relatées avec humour, l’auteur mesure l’écart qui nous sépare des Balkans. Ainsi, de ce sanatorium croate où les médecins pensent que la meilleure façon d’améliorer la vie, c’est d’y ajouter de " bonnes choses ", tandis qu’en Occident, c’est d’en retirer les mauvaises.

Rebecca West voit dans les Balkans la marque cuisante des hérésies chrétiennes qui se sont développées tout au long de l’histoire et dont les stigmates ne cessent de réapparaître sporadiquement. Ces hérésies sont selon elles, " les pires perversions qui puissent affliger la nature humaine. Hormis quelques îlots de pureté dans le Languedoc, l'Europe hérétique présente dans l'ensemble le spectacle effrayant d’innombrables êtres humains affrontant avec joie le martyre pour avoir le droit de pratiquer de macabres et sinistres extravagances ".

Le récit prend des tonalités sombres et quasi métaphysiques au fur et à mesure du cheminement. Les chocs successifs de la célébration d'un rite païen de fertilité en Macédoine avec l’égorgement des agneaux noirs, et de la plaine de Kosovo où ne subsistent que quelques palimpsestes de la civilisation médiévale serbe engloutie dans les batailles du XIVème siècle laissent un goût amer à l’auteur qui constate que l’Europe voue une admiration morbide aux idéologies mortifères. " L’humanité avait régressé. On eût dit que l’homme était sur le point d’oublier qu’il était plus sage d’être doux que violent, plus digne d’être sain d’esprit que d’être fou. Il n’ignorait pas seulement le Sermon sur la montagne, il oubliait ce que le Psalmiste avait sû. Et comme ces choses sont profondément vraies, celui qui les avait oubliées serait un jour bien obligé (mais à quel prix !) de les redécouvrir ".

Le livre, malgré une densité jamais démentie sur plus de 900 pages, est simple à lire, servi par une traduction limpide de Gérard Joulié. Un index des noms de personnages, des lieux et des thèmes permet de revenir facilement sur l’ensemble des interactions pesant sur la mosaïque balkanique.

ISBN: 2825108650

jeudi, 05 août 1999

Une volonté américaine


Sur les circonstances de la guerre et sur l'incroyable coïncidence de ce conflit avec la fin de l'Otan, on peut se demander si, au final, il n'y a pas eu une volonté délibérée de proroger une domination impériale au frais de petits peuples.

Souvenons-nous qu'au début de l'année 1994, les États-Unis étaient très réticents à intervenir dans les Balkans. C'est logique compte tenu de l'influence profonde qu'a, dans ce pays, les partisans de la doctrine Monroe, c'est à dire de l'isolationnisme. En règle générale, l'Amérique n'intervient que si elle peut rester maîtresse du terrain. C'est ce qu'elle a fait avec l'affaire des Balkans et les incroyables impérities des européens.

Au début de l'année 1994, un obus de mortier explose sur le marché de Markale, faisant de nombreuses victimes. On a aussitôt accusé les serbes de ce forfait et "on" a décidé de faire quelque chose. Le président français de l'époque, avec l'appui de l'opposition, décide de faire appel aux américains.

Jusqu'alors, les États-Unis s'intéressaient intensément à la Turquie pour plusieurs raisons :

1- C'est un accès sur le pétrole du Caucase
2- C'est un château d'eau qui irrigue l'Irak et la Syrie
3- C'est l'accès à la mer noire et la possibilité de bloquer les Russes
4- C'est un peuple de 80 millions d'habitant, consommateurs potentiels
5- C'est un accès incroyable à la turcophonie des ex-républiques soviétiques


La Turquie apparaîssait donc à l'époque comme le pivot de la diplomatie américaine en centre Europe. Cependant, les États-Unis avaient eu de l'intérêt pour l'Albanie et la Macédoine dont les structures déliquescentes leur apparaissait comme un futur ventre mou balkanique.

Au moment où, sur l'initiative de la France, l'Europe fait appel aux États-Unis, il n'a fallu que quelques heures d'hésitation à la Maison blanche et au Département d'État. Les conseillers du Président et les stratèges se sont rendus compte bien vite du parti qu'ils pouvaient tirer de cet appel, en fait un aveu d'impuissance. L'Europe se tirait une balle dans le pied et c'est la France qui appuyait sur la gâchette. Ce qu'il y a de prévisible avec les États-Unis, c'est que lorsqu'ils débarquent, ils débarquent en force et veulent être les maîtres du jeu. C'est une réaction normale compte tenu de leur puissance. Lorsque les rapports de force s'inversent, ils partent illico. Nous l'avons vu en Somalie et nous avons vu aussi que la complexité de la situation au Rwanda a vite fait rendre les armes à la superpuissance. Le marigot africain n'est compréhensible que par ceux qui y vivent !

Les États-Unis ont fait alors le forcing pour mettre en place une fédération croato-musulmane, dans l'objectif de faire plier les serbes. Ils ont bataillé ferme pour armer et renforcer la Bosnie et en faire un État solide, et de surcroît, un État musulman. Cette stratégie s'adressait aussi au monde islamique que l'Amérique courtise pour ses débouchés commerciaux. Elle permettait de faire passer l'Amérique pour autre chose que le Satan habituel car cette fois-ci, les États-Unis aidaient l'Islam. Ils ont donc renforcé le pouvoir de M. Itzebegovic, un des pères du fondamentalisme mulsuman. L'ironie de l'Histoire veut ainsi que celui qui a inspiré l'ayatollah Khomeiny soit devenu l'allié objectif et le protégé du "grand Satan".

C'est a ce moment que l'Europe entière est devenue la vassale de l'Amérique. Comte tenu des budgets militaires alors en cours dans les différentes nations américaines, on s'étonne de constater que l'ensemble des pays n'ait pas réussi à réunir les moyens aéronautiques suffisant pour mener une intervention armée. Ces moyens, les États-Unis les a fourni... et en est resté maître. Les divergences européennes et les arrières-pensées ont divisé les européens. La France aurait gardé un niveau d'équipement militaire correct, elle aurait eu plus les moyens de donner de la voix et les choses n'en seraient peut-être pas où elles en sont aujourd'hui.

L'Amérique a justement conclu de ces atermoiements que l'Europe était incapable de régler ses problèmes internes. Le maintien de l'OTAN au-delà de la date fatidique de 1999 se justifiait donc. Elle se justifiait dans un concept global de sécurité nouveau auquel tous les pays européens ont souscrit sans discuter et avec le fort mouvement démocratique et les débats que l'on sait, c'est à dire le zéro absolu.

Dans ce nouveau concept, ce qui importait surtout aux États-Unis (qui ont quand même une vision a long terme), c'était de prendre pied en Europe centrale pour faire un contrepoids éventuel à des velléités russes. Ont été inclus dans l'OTAN la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie. L'avantage de l'intégration, c'est que la politique de défense, donc la politique étrangère de ces États, passait sous influence américaine avec toutes les conséquences en cascade que cela induisait pour les industries de défense américaine. Par exemple, les vieux MIG ont été remplacés par des F16.

Le bourbier balkanique est venu prêter une main forte extraordinaire à cette nouvelle conception du rôle de l'OTAN. En agissant en sous-main pour armer les mouvement de dissidence (UCK), les États-Unis étaient sûr de maintenir un foyer de fixation de conflit armé nécessitant à un moment ou à un autre leur intervention. La boucle était dès lors bouclée : l'Europe impuissante ne pouvait plus se passer de l'OTAN et l'OTAN s'accrochait comme une tique sur le dos de l'Europe.

Le statut d'esclave coûte cher mais tout le monde l'a approuvé. Honte à vous, principules qui nous gouvernez !