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<title>IABOC - le_monde_a_l_envers</title>
<description>Franchir les limites du monde</description>
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<lastBuildDate>Mon, 21 Jan 2008 16:27:19 +0100</lastBuildDate>
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<title>Figure d'homme</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Mon, 21 Jan 2008 21:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://iaboc.hautetfort.com/media/01/01/f7b0a88baeaea40ad38633ba353d5736.gif&quot; alt=&quot;4f0fd80e6b685a23e38aa3bec74be3fb.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-787189&quot; /&gt;Ils sont partout et on ne les voit pas. Ils sont à nos portes et celles-ci restent fermées. Nous souhaitons agir pour eux mais nous ne les voyons pas. Ils sont l'objet de la &quot;solidarité nationale&quot; mais pas de nos regards. Nous cherchons à faire de l'humanitaire dans tous les pays du monde alors qu'il commence au seuil de nos maisons. Ils lisent comme nous le fronton des mairies mais ne savent plus ce que c'est que le mot &quot;fraternité&quot; et ont du mal à déchiffrer ceux qui précèdent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi 19 janvier 2008, dans l'artère commerçante de la plus grande ville d'Ile-de-France après Paris, un homme s'affaisse sur le trottoir, épuisé. Il ne peut s'asseoir sur un banc puisque la municipalité les a tous retirés pour éviter que des indigents comme lui s'y installent. Pourtant, ils ne sont utilisés par personne d'autre. L'homme fait partie de ces croûtes sociales que l'on aimerait gratter, faire disparaître. Il est là, à quelques mêtres devant moi, usé comme une baudruche qui vient de perdre tout son air, flasque, mou. Autour de lui, la foule passe et repasse. Il a perçé le secret de l'invisibilité. Personne ne le voit, personne ne veut le voir. Il est trop charnel, trop proche, trop barbu, trop blanc même si sa crasse lui donne un air plus africain. Il sent trop fort, des remugles de saleté accumulée et d'alcool. Une odeur humaine, une odeur de misère, une odeur de solidarité active.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je passe aussi devant lui. On en voit tant. Je fais quelques pas et je m'arrête pour le regarder en me retournant. Il n'a pas de chien qui l'accompagne dans son périple, pas de bouteille dans les poches, pas de multiples sacs en plastique. Il est seul sans accessoires, sans ces prothèses qui nous relient aux autres avec des options téléphoniques, des options de téléchargement, des options pour payer et pour payer encore. Il est seul avec son humanité accrochée à des baskets hors d'âge. Il est seul avec ce regard perdu qui le fait descendre d'une autre planète.&amp;nbsp;Il vient de Mars mais n'a plus de combativité,&amp;nbsp;de Vénus&amp;nbsp;mais sans&amp;nbsp;la beauté, c'est un Jupitérien qui aimerait bien sortir de la cuisse de quelqu'un, mais dont ses propres cuisses ne le portent plus. C'est E.T. au pays des soldes. Lui, il est en rabais à - 100%. C'est de l'invendu, de l'invendable, de la poupouille pouilleuse, de la fripe fripée. Le chemin s'arrête là, en bordure de trottoir. Quand le monde ne tourne plus rond, il redevient plat et lui,&amp;nbsp;il est arrivé au bord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je m'accroupis auprès de lui. &quot;Monsieur, monsieur, est-ce que vous allez bien ? Voulez-vous de&amp;nbsp; l'aide ?&quot;. Une fois, deux fois. &quot;Est-ce que vous m'entendez ?&quot;. Lentement, son visage remonte vers mes yeux. Dans le brouillard de ses pensées, il a perçu ma voix. Elle vient de l'autre côté de la frontière, du côté de ces gens qui bougent, qui passent et consomment. Je rejoins son immobilité. Le contact est fait, maintenant, j'en suis responsable. L'arrimage est établi, comme l'avion militaire se connecte à son ravitailleur. Je lui demande s'il ne veut pas se mettre à l'abri du vent. Ses jambes ne le portent plus. Je le prends sous le bras, un passant m'aide. Le vieux souhaite aller au foyer. Il s'exprime difficilement. Les mots sortent broyés, hachés menus, mastiqués, floutés comme s'ils avaient pris du brouillard entre les syllabes. Je tente de reconstituer, je le fait parler, répêter, je lui dit que j'ai du mal à comprendre. L'autre passant va voir à la Police qui est à deux pas ce qu'il en est de ce foyer. La Police donne l'adresse mais ne viendra pas l'accompagner. Nous décidons de prendre l'homme sous le bras pour l'emmener. Il se redresse comme un pantin désarticulé et commence à avancer. Il est dans cette ville depuis la guerre, celle d'Algérie. C'est une couche géologique de la population qui ressort, comme ces carottes de glace que l'on remonte d'Antartique pour analyser l'air. Il dit être né en 1939 et devrait donc aller sur ses 70 ans. Il ne se plaint pas, est au-delà de la plainte. Il regrette les bagarres et les vols dans le foyer. Sa diction devient plus claire, comme si les lèvres reprenaient l'habitude de la parole, quelques sourires émaillent son visage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous arrivons au carrefour central de la ville. Il reconnaît le chemin. Nous voulons l'accompagner mais décline et souhaite continuer seul. Il nous donne une bonne poignée de main et entame son approche finale, à la godille, ondulant sur le trottoir, les mains dans le dos. Je le regarde tituber et s'enfoncer dans l'obscurité. Ma main gauche qui l'a soutenu durant tout ce trajet est impregnée de son odeur puissante. Une odeur &quot;solidaire&quot;, une odeur que l'on ne retrouve pas sur les chèques que nous pouvons poster pour les malheurs du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne connais pas son nom. A l'heure où tant de bavards médiatiques&amp;nbsp;se targuent d'agir pour la &quot;diversité&quot;, cet horrible&amp;nbsp; mot à la mode, il me semble avoir tenu sous le bras et porté quelques minutes un échantillon de cette diversité. Cela remet les pendules à l'heure...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;... y compris pour moi-même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci l'ami, c'est toi qui m'a porté un peu plus loin, sans le savoir.&lt;/p&gt;
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<title>Multiculturel et multiracial</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Mon, 12 Feb 2007 00:35:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Les hommes politiques, et aussi certaines femmes dont quelques unes briguent la magistrature suprême du pays, n'ont que ce mot à la bouche : &quot;multiculturel&quot;, ainsi que ses dérivés que sont &quot;diversité&quot;, &quot;métissage&quot;, &quot;mélange&quot;, j'en passe et des meilleurs. Bien entendu, surfant sur cette vague démagogique, il est paradoxal tout autant de les entendre louer les identités locales et les fiertés d'appartenance, à condition bien entendu que cette fierté ne soit pas pour les peuplades locales blanches du bout d'Occident qu'on appelle encore France. Ce serait du chauvinisme raciste non seulement nauséabond mais en plus puni par la loi. Dont acte, la confusion est vite faite entre le multiculturel et le multiracial et celui qui est monoculturel ne peut être qu'un monoracial et donc, raciste. La boucle est bouclée, haro sur le baudet de souche !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mode est au mélange total mais les coloristes - Benetton ne dira pas le contraire - savent que lorsque toutes les couleurs se mélangent, cela nuit très clairement à la diversité car tout tend vers un marron gris indéterminé, celui qui &quot;donne la même couleur aux gens&quot;, comme le dit la chanson.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mélange d'idées funestes car la réalité veut que le monde soit multiracial, et que les races perdurent et échangent, non pas qu'elles se fondent en une seule - vieille utopie babélienne. Il n'y a aucune honte à être fier de sa race puisque nous sommes nés, par le hasard et l'amour des parents, dans un lieu et une communauté humaine que nous n'avons pas choisis. Autant le concept de supériorité des races est imbécile, autant l'est celui qui veut tout fondre et tout mélanger. Mais ce concept du grand &quot;melting pot&quot; chromosomique - qui est soit dit en passant une idée raciste puisque se focalisant sur les races - devient totalisant et source de guerre lorsqu'il débouche sur le multiculturalisme. Sur ce point, la responsabilité des dirigeants est écrasante lorsqu'ils minorent la culture d'une nation pour mettre en valeur des cultures hétérogènes incompatibles avec celles du pays d'accueil. En faisant ainsi, en minorant la culture héritée du passé, en décrédibilisant les initiatives de mises en valeur du patrimoine, en promeuvant les initiatives &quot;culturelles&quot; détruisant la langue et les arts hérités, en voulant faire table rase du pasé et en faisant en sorte que ce passé soit honni, ces hommes politiques sont des fauteurs de guerre civile. La France a le goût du beau, du vrai, de la fronde, de la rebellion, de la légéreté, de l'esprit, de la grâce, de l'universalité. C'est son caractère profond et ce caractère ne s'accorde pas avec les cultures qui misent leur développement par exemple&amp;nbsp;sur les concepts d'honneur et de déshonneur plutôt que sur ceux de bien et de mal. L'écart est trop important et vouloir faire des mariages forcés, c'est vouloir la mort de la civilisation française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etre multiculturel s'apparente aujourd'hui comme un rejet des racines, de la culture héritée. Comment dès lors peut-on s'ouvrir aux autres si on a la haine de soi ? Soyons clair, la France peut absorber toutes les races car la France est avant tout une culture qui transcende les races et les ethnies. Je suis fier de François Cheng et de Léopold Sendar Senghor, je suis fier de tous les immigrés qui, a travers les âges,&amp;nbsp;ont francisé leur nom en marque d'appartenance à la communauté nationale. Je suis fier du cardinal Mazarini, de&amp;nbsp;Lulli et de Ivo Livi, je suis fier des ces immigrés asiatiques d'aujourd'hui qui choisissent des prénoms français pour leurs enfants, dès la seconde génération, je suis fier de ceux qui font l'effort de comprendre notre univers, notre civilisation, même avec beaucoup de difficultés car on sait ce que ces pas peuvent être difficiles. Je suis fier de ceux qui vont dans nos musées et visitent autre chose que les &quot;arts du Moyen-Orient&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ceux qui font l'effort de l'assimilation et du dialogue, je tends la main. Toute assimilation est un deuil des racines, et on ne peut&amp;nbsp;totalement les oublier. Faire un chemin ensemble, ce n'est pas marcher à reculons, mais c'est déjà partager la même culture, celle du pays d'accueil. Si au bout de quatre générations, l'acculturation ne s'est pas faite, c'est que la culture étrangère est incompatible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux politiques d'en tirer des leçons !&lt;/p&gt;
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<title>La République française l'affirme : la personne humaine est inaliénable</title>
<link>http://iaboc.hautetfort.com/archive/2007/01/31/la-repulique-l-affirme-la-personne-humaine-est-inalienable.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Wed, 31 Jan 2007 20:20:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot; On ne transige pas avec un principe : la personne humaine est inaliénable &quot;,&lt;/em&gt; a dit le subsitut du procureur de la République du Tribunal de Bobigny, Samuel Gillis, en ajoutant que &lt;i&gt;&quot; quels que soient la tendresse et l'amour dont ces enfants ont pu être entourés après, ils ont tous commencé leur vie comme des choses &quot;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; Rapporté dans Le Monde, 31 janvier 2007, page 10&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela se passe dans une sordide affaire de trafic d'enfants venant de Bulgarie. Le substitut a raison&amp;nbsp;mais la&amp;nbsp;République&amp;nbsp;est faible&amp;nbsp;car les principes moraux qui sont évoqués et proclamés sont à géométrie variable en France. Pourquoi&amp;nbsp;? parce que la personne humaine n'est pas définie. Cela pose d'ailleurs un véritable&amp;nbsp;problème dans un pays dont la tradition juridique repose sur du droit positif, c'est à dire transcrit dans un texte, à rebours des traditions d'autres pays. La véritable question est : qu'est-ce qu'une personne humaine ? Cependant, tenter de répondre à cette question constituerait l'ouverture d'un débat que bien des personnes ne souhaite pas voir ouvrir. C'est un peu la politique de l'autruche. Le principe fort louable d'inaliénabilité est un principe tout bonnement &quot;nominaliste&quot;, c'est à dire qu'il en reste au niveau de la désignation verbale mais ne correspond en rien à la vérité de ce qu'il désigne. Il n'est pas &quot;réaliste&quot;. La réalité impose que l'on examine le développement continue de la personne pour que l'on remarque qu'à&amp;nbsp;AUCUN stade de son développement continue intra ou extra-utérin, l'être humain ne peut être considéré comme une chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faire respecter le droit de l'Homme, et non simplement &quot;les droits de l'Homme&quot; en général, c'est cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Halde-là !</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Fri, 19 Jan 2007 22:15:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://iaboc.hautetfort.com/images/medium_halde_campagne.jpeg&quot; alt=&quot;medium_halde_campagne.jpeg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Dans le métro s'étale de grandes affiches de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.halde.fr/&quot;&gt;HALDE&lt;/a&gt; demandant aux personnes subissant des discriminations de la saisir. La seule preuve de cet affichage montre bien que l'intérêt de cette eniemme haute autorité n'est pas démontré. Surtout, elle fait dans le message subliminal en mettant une petite silhouette noire environné dans un gigantesque environnement blanc. Que ceux qui ont les yeux suffisamment ouverts regardent et comprennent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ma part, la Halde adresse d'abord&amp;nbsp;un message ethnique, ceci au mépris de sa propre mission au sein de la République Française. Dans son traitement médiatique, la Halde s'adresse d'abord aux communautés étrangères.&amp;nbsp;C'est faire injure complète aux étrangers qui travaillent avec ardeur dans les entreprises et administrations et qui n'ont jamais eu le sentiment d'être différents. En accentuant le message, la Halde génère elle-même un sentiment d'exarcerbation qui peut pousser aux extrêmismes, y compris communautaires.&amp;nbsp;Ainsi, une personne dont on aura refusé la promotion pour raisons légitimes pourrait s'adresser à cet organisme en mettant en avant une discrimination. Cela ouvre une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bo%C3%AEte_de_Pandore&quot;&gt;boite de Pandore&lt;/a&gt; pour la dégradation des rapports sociaux. Ce type d'organisme force la nature humaine, qui n'est pas reluisante certes, mais qui n'a nul besoin qu'on la police comme on est en train de le faire de manière institutionnelle. Au lieu de travailler sur l'assimilation des personnes étrangères dans une culture française qui s'impose à elles, on joue sur leurs différences. Certaines différences ne peuvent s'adapter à toutes les situations, d'autres oui. Si l'objectif de la Halde est honorable, les moyens pour y arriver sont plus discutables. Surtout, l'idéologie de métissage à outrance qui la sous-tend est détestable. Il ne s'agit plus de faire de l'égalité mais de l'égalitarisme où celui qui dépasse où n'est pas assez long est&amp;nbsp;ramené à la taille que le tyran défini, comme dans la légende du &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Procuste&quot;&gt;lit de Procuste&lt;/a&gt;. J'aurais pour ma part souhaité que l'accent soit plus visiblement mis sur les difficultés d'insertion des prisonniers et des handicapés (bel effort de traduction en LSF sur leur site,&amp;nbsp;soit dit en passant)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour l'humour, que l'internaute aille voir sur le site Wikipédia le résultat de recherche quand on tape &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Halde&quot;&gt;&quot;halde&quot;&lt;/a&gt; (la première définition vaut son pesant d'arachide si on la rapporte à la Haute Autorité) ; et qu'il aille voir sur les images de Yahoo quand on saisit le même mot en &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.search.yahoo.com/search/images?ei=UTF-8&amp;amp;fr=sfp&amp;amp;p=halde&amp;amp;ybs=1&quot;&gt;recherche multilingue&lt;/a&gt;. Il est évident que ceux dont la photo s'affiche ne seront jamais recevables dans les petits papiers de cette administration française (la composition du Conseil d'administration étant fort éclairante à cet égard).&lt;/p&gt;
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<title>Le regard, miroir de l'âme</title>
<link>http://iaboc.hautetfort.com/archive/2006/12/19/le-regard-miroir-de-l-ame.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Tue, 19 Dec 2006 20:25:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Il y a quelques jours, j'ai regardé en différé l'émission RIPOSTES, organisée par Serge Moati, à laquelle était invité Jean-Marie Le Pen (&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.frontnational.com/multimedia_tv_detail.php?id=27&quot;&gt;voir l'emission sur le site du FN&lt;/a&gt;). Après une première partie d'émission très détendue, la seconde partie a été plus offensive. Plusieurs adversaires politiques du leader de la droite nationale croisaient le fer avec lui mais un seul a retenu mon attention : Christiane Taubira, et ceci pour un seul détail. En effet, pas une seule fois au cours de ce débat, elle n'a croisé le regard avec Jean-Marie Le Pen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci m'a choqué. On peut penser ce que l'on veut des idées défendues par le Front National mais la moindre des courtoisies quand on s'engage dans le métier de la politique, c'est de parler en regardant son interlocuteur. Refuser le contact visuel, c'est refuser l'autre, c'est le considérer comme un moins que rien, une chose, un accessoire. Le contact du regard implique que l'on parle d'égal à égal, en tant qu'être humain, en tant qu'adversaires acharnés peut-être mais pas en tant qu'ennemis. Le combat politique, aussi rugueux puisse-t-il être, a pour fondement la reconnaisance de l'autre, comme dans le sport. L'échange des regards permet d'avoir un reflet&amp;nbsp;de l'âme de son adversaire. Mme Taubira estime-t-elle que Jean-Marie Le Pen n'a pas d'âme ? Si elle ne le pense pas, son attitude le crie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute rencontre sportive s'initie par des salutations des adversaires. Dans le cas présent, Mme Taubira est hors jeu. De tous les propos qu'elle a pû tenir durant cette émission, je n'ai retenu&amp;nbsp;que le silence méprisant de son regard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Ere limbique</title>
<link>http://iaboc.hautetfort.com/archive/2006/12/15/les-reptiliens-et-les-limbics.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Fri, 15 Dec 2006 23:15:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://iaboc.hautetfort.com/images/medium_cerveau.jpg&quot; alt=&quot;medium_cerveau.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Le cerveau limbic est le siège des émotions et des souvenirs. Le cerveau reptilien est celui de l'instinct, de la faim. Le cerveau néo-cortex est celui de la raison. Sur lequel agit&amp;nbsp;le ressort du monde actuel, en particulier quand on regarde l'évolution de la marchandisation du corps humain à travers la prostitution et la pornographie ? Sur le&amp;nbsp;cerveau reptilien et le limbic. La raison, plaidée par Benoît XVI et l'Eglise dans son ensemble font appel au cerveau néo-cortex, aux hautes facultés intellectuelles de l'Homme (je n'ai pas dit haut Q.I.). La foi également fait appel à ce même cerveau. Quand le monde occidental dans son entier&amp;nbsp;et dans sa frénésie gesticulatoire fait appel aux niveaux inférieurs du cerveau, cela s'appelle une décroissance du cerveau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est d'ailleurs pour cela qu'il est si difficile de lutter contre la pornographie. L'impact de la pulsion sexuelle combinée au stimuli des images est une véritable bombe qui s'incruste dans les replis les plus intimes du cerveau. Plusieurs heures après, les images reviennent à la surface, comme ces mini-bombes lachées dans les champs sous forme anodine de jouets et qui pêtent en arrachant des jambes. Faire appel commercialement à ces couches intermédiaires et basses du cerveau est déshonnorant pour ceux qui utilisent de telles méthodes mais ils n'ont déjà pas d'honneur et ignorent même l'existence de ce mot comme ils ignorent celui de &quot;dignité&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ramènent également à l'hypertrophie du cerveau limbic tous les groupuscules, agences et organes de presse qui, sous pretexte de libération des moeurs et d'évolution sociétale, font descendre le degré de conscience des citoyens au dessous de la ceinture et s'en gargarisent. Ils se réclament de l'intelligence alors qu'ils&amp;nbsp;en sont restés au stade anal des petits enfants. Ils se réclament de la pensée critique alors que toute leur démarche est faite pour que les personnes restent enchaînées à leurs émotions.&amp;nbsp;Nous sommes entrés dans l'ère limbique&amp;nbsp;de plein pied, en vouant aux Gémonies tout ce qui pourrait contrarier cette décroissance voulue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que le monde nous vend un Eros frelaté, l'Eglise nous souhaite une Agapé sereine et joyeuse. Alors que le monde nous bourre le crâne en nous persuadant que nous ne sommes que des grains de matière nés du hasard et voués à une jouissance sans fin, le Christ nous entraîne vers le Logos créateur qui promet la vraie joie permanente à côté de laquelle la jouissance sexuelle n'est que de la rigolade. Alors que le monde nous souhaite des fêtes orgiaques, Dieu nous accorde la Communion des saints.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Loin de refuser la chair, bien au contraire, il nous appartient de l'assumer au plus haut point, en la maîtrisant, en la forçant à devenir l'instrument de notre croissance spirituelle plutôt que d'être l'instrument de notre esclavage. Telle est la vocation humaine : glorifier la Création à travers la chair, en la portant en communion avec l'autre, puis le Tout Autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La glorification de la chair, c'est ce qui se passe à Noël, fête de l'Incarnation de Dieu.&lt;/p&gt;
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<title>Rackethon scolaire</title>
<link>http://iaboc.hautetfort.com/archive/2006/12/08/rackethon-scolaire.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Fri, 08 Dec 2006 20:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Avec l'affaire du Télethon, nous assistons à une belle empoignade sur un sujet qui aurait dû être largement débattu lors de l'adoption des lois de bioéthique en 2004. Ce débat n'a pas eu lieu mais refait surface. Chassez le naturel...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2006/12/leglise_et_le_t.html&quot;&gt;L'Eglise catholique&lt;/a&gt; s'oppose à la manipulation des embryons à des fins de recherche et c'est tout à fait à son honneur de remettre le débat à sa juste place. L'adoption d'une loi n'empêche pas la prise de parole sur un sujet controversé. Le Cardinal Barbarin a raison d'affirmer que &quot;ce n'est pas parce que c'est légal que c'est moral&quot;, façon de dire que l'éthique ne peut être réduite au politique, par essence changeant en fonction des majorités. Si demain la peine de mort ou le port de l'étoile jaune redevenaient légaux, en seraient-ils pour autant moraux ? Bien évidemment non. Le débat est normal, souhaitable et l'Eglise a tout a fait sa place dans le débat public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sachant cela, les citoyens peuvent choisir, librement et en toute connaissance de cause, de donner ou pas au Téléthon. Je serai personnellement très disposé à faire un geste s'il n'y avait pas une telle&amp;nbsp;destination d'une partie des financements. Une traçabilité ou, plus fort, l'interdiction de financer des recherches sur l'embyon, clarifierait beaucoup la situation. Ce serait un crève-coeur que de briser l'élan de la générosité mais il ne faut pas non plus donner en aveugle !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les élèves des écoles publiques et libres sont-ils dans la même position que les adultes&amp;nbsp;? Sans doute pour les collèges et les lycées si l'information est faite honnêtement, mais au primaire et en maternelle ? Car voici, les instituteurs font réaliser des travaux variés aux élèves destinés à être vendus, à l'euro symbolique, à leurs parents. Comme message, on dit à ces élèves que c'est pour &quot;soigner de grands malades&quot;. Bien, parfait, sauf que certains parents ne souhaitent pas donner, sachant désormais la réalité sur les financements. Là, ils disent à leurs enfants : non, parce que je peux donner ailleurs (par exemple &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_J%C3%A9r%C3%B4me_Lejeune&quot;&gt;la Fondation Lejeune&lt;/a&gt;). A ce moment, l'enfant se sent désavoué dans son travail, en porte-à-faux avec l'autorité morale de son institutrice et ne sait plus gérer le drame. Par ailleurs, l'instuteur fait bien sentir aux parents arrivant en classe avec leurs enfants (pour la maternelle), que c'est pour &quot;une bonne cause&quot; et qu'il faudrait y mettre du sien. Sorte de menace larvée face à une générosité rendue obligatoire. La situation devient très tendancieuse. J'appelle cela du racket social organisé par un corps d'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi que je l'expliquais à un directeur d'école l'an dernier, l'apprentissage de la solidarité est très bien et très noble mais il faut des actions qui soient réellement concrètes. La solidarité, ce n'est pas simplement donner une pièce. C'est bien, il en faut, mais c'est très abstrait. Pour le Téléthon, hormis l'aspect de la recherche embryonnaire, allez expliquer la thérapie génique à des enfants ! C'est la planète Mars. C'est déjà dur à comprendre pour les adultes. Une action concrète avec une organisation comme la Croix Rouge ou le SAMU social aurait plus de sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, pour les plus grands, allez leur mettre dans la tête qu'il faut être solidaire, généreux, accueillir l'autre dans sa différence, ne pas être raciste, etc. ; et leur montrer qu'en réalité, leur don va servir à éliminer les plus faibles, les moins résistants, les porteurs de la maladie ! Nous préparons par de tels grands écarts une société de schyzophrènes et d'irrespondables. J'ai une autre conception de l'éducation mais la mienne n'est pas &quot;nationale&quot;.&lt;/p&gt;
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<title>Visez la Croix</title>
<link>http://iaboc.hautetfort.com/archive/2006/11/20/visez-la-croix.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2006 08:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://iaboc.hautetfort.com/images/medium_lacroix.jpeg&quot; alt=&quot;medium_lacroix.jpeg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Entendu ce matin sur le canal Europe 1 la nouvelle campagne de promotion du journal &quot;La Croix&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après la promotion vantant que le journal est tout beau, tout propre et qu'il fait bien comprendre comme il faut le monde de dingue qui nous entoure, vient le moment du slogan récapitulant la philosophie générale du quotidien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chrétiens, accrochez-vous : &lt;strong&gt;&quot; VISEZ LA CROIX&quot;.&lt;/strong&gt; J'espère avoir bien entendu car cela aurait pu être &quot;Lisez la Croix&quot; mais si j'ai sursauté, c'est parce que j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'erreur (ou alors il faut revoir le message)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le sens commun, viser est très fortement connoté &quot;militaire&quot;. Le Trésor de la Langue française nous rappelle que viser , c'est &lt;em&gt;&quot;d&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;iriger son regard avec attention sur quelqu'un, quelque chose pour chercher à l'atteindre, &lt;strong&gt;notamment en lançant un projectile, en assénant un coup ou pour l'ajuster en pointant une arme ou un appareil optique&lt;/strong&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;Les autres définitions sont :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;1- &lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;Diriger et fixer son regard, un objet, une arme vers l'objectif à atteindre&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;2- &lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;Regarder, fixer intensément, examiner quelqu'un, quelque chose&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;3- &lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;Avoir en vue, faire allusion à ; &lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;Chercher à atteindre, à obtenir par son action&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;4- &lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;S'adresser à quelqu'un, concerner quelqu'un avec une intention hostile, une attaque, une critique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;Bref, le contexte n'est pas à la contemplation sereine de l'instrument de supplice de Jésus, ni de l'explicitation de l'actualité au regard du Mystère chrétien. Un double sens qui peut nuire au message de clarté que veut lancer le quotidien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;... Enfin, si cela avait été &quot;visez la Synagogue&quot; ou &quot;visez le minaret&quot;, cela aurait été très certainement plus explicite pour beaucoup !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stab3&quot;&gt;A quand une plainte pour christianophobie ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Ipod-potame</title>
<link>http://iaboc.hautetfort.com/archive/2006/11/13/ipod-potame.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Mon, 13 Nov 2006 23:21:51 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://iaboc.hautetfort.com/images/medium_ipod.jpg&quot; alt=&quot;medium_ipod.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Station Auber, au coeur de la capitale française. M'extrayant de la foule qui s'agglutine dans les wagons malodorants du RER, faisant abstraction de l'odeur d'huile chaude des couloirs, je file vers les ascenceurs qui me mènent vers la correspondance de la ligne 3 du métro.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec d'autres personnes, nous sommes 15, de tous bords, conditions et couleurs. Carottage instantané d'une brève portion d'individus en cette France contemporaine du début du XXIème siècle. 15 personnes emportées pour un bref voyage, ensemble et cependant très distantes les unes des autres. Elles sont très proches par la proximité physique, toutes ces personnes qui voyagent avec moi et pourtant, elles sont à des années-lumières. Parmi mes compagnons de voyage improvisés, 5 portent un i-pod, cette espèce de petit viatique du citoyen moderne, emportant dans ses bits tout un chargement musical ou d'emissions de radio reprises en différé par du podcasting. Pour la grande gloire financière d'Apple, ce petit appareil s'est diffusé comme une trainée de poudre, une killer application réduisant la concurrence à l'état de podagre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, à bien regarder ceux qui m'accompagnaient dans notre élévation commune vers des cieux de faïence plus clément, je ne pouvais que me reporter à des années en arrière, à cette fin des années 70 qui a vu la naisance d'un petit appareil nommé Walkman, vendu par la société Sony. A cette époque, tout le monde en voulait un, et un Sony, pas une pâle copie. Nolens volens, le même phénomène se reproduit 25 ans après, montrant par là que la nature humaine ne se défait pas de ses comportements moutonniers. Le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_joueur_de_fl%C3%BBte_de_Hamelin&quot;&gt;joueur de flûte de Hamelin&lt;/a&gt; à de beaux jours devant lui : il lui suffit de poser son instrument sur son socle de rechargement !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui m'effraie le plus est de&amp;nbsp;voir l'état de vacuité des regards de ceux qui s'adonnent à la musique. Quand je dis musique, il ne s'agit bien évidemment pas de Brahms ou de Mozart. Le mot musique (à défaut d'un autre) est ici accolé&amp;nbsp;à une espèce de tchiketi permanent qui s'engouffre directement des écouteurs dans le conduit auditifs de ceux qui se mettent ainsi sous perfusion. Le regard est absent, sans pétillance, sans mobilité, un peu comme celui des moutons que l'on mène à l'abbatoir. Nul offense dans mes propos, c'est un simple constat. L'écoute directe de la musique sans avoir de stimuli extérieur enferme l'auditeur dans un monde abstrait, lui faisant perdre tous ses repères, y compris sociaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la sortie de l'ascenseur, quelques paires d'écouteurs ont filé devant moi. Ils étaient portés par de grands animaux bipèdes s'ébrouant comme sorti d'un fleuve. De dos, je ne voyais que le ballottement mou des cables qui dépassaient des oreilles. Ils étaient presque vivants, faisant une étrange excroissance de la personne, vivants comme des sangsues qui tentaient d'extraire la vie et s'en repaître goulûment. M'est revenu alors en mémoire ce roman noir et prophétique de Norman Spinrad intitulé &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://sf.emse.fr/AUTHORS/NSPINRAD/nsrm.html&quot;&gt;Rock Machine&lt;/a&gt;&amp;nbsp;dans lequel&amp;nbsp;la population se bat pour un bout de cable destiné à lui donner un plaisir infini. Je me suis dit alors que les auteurs de science-fiction sous-estiment toujours la réalité. Cette dernière est mille fois plus pessimiste. Je crois que je préfère le bruit des freins du métro, les messages nasillards des annonces m'intimant l'ordre de ne pas fumer, les jérémiades des vrais et faux mendiants ; bref, ce qui fait les agréments et désagréments de la vie plutôt que de concevoir celle-ci avec&amp;nbsp;un fond sonore produit par une boite de conserve portative. Perfectionnée et séduisante, certes, mais une boite de conserve quand même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour au début des années 80 où je me suis laissé séduire par un appareil de type Walkman. Je l'ai utilisé quelques semaines puis je l'ai abandonné au fond d'un placard. J'avais fait le constat par moi-même qu'il était devenu trop carcéral. Je n'ai plus jamais joué avec des oreillettes ! Et j'ai trouvé une présence intérieure qui vaut toutes les musiques du monde !&lt;/p&gt;
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<title>Front National, peine de mort et avortement</title>
<link>http://iaboc.hautetfort.com/archive/2006/11/10/front-national-peine-de-mort-et-avortement.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Le gué du IABOC)</author>
<category>Le monde à l'envers</category>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 15:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Il y a certains thèmes abordés par le Front National qui peuvent être séduisants et d'autres qui sont franchement rébarbatifs. Ce parti politique veut rétablir la peine de mort&amp;nbsp;(par exemple pour les meurtriers de policiers). En même temps, il veut abroger complètement le recours à l'avortement. Cela peut séduire de prime abord&amp;nbsp;les partisans d'un rétablissement de la sécurité à un niveau maximal et&amp;nbsp;les chrétiens qui font de la défense de la vie un point non négociable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis personnellement favorable à une limitation extrême de l'avortement car la suppression d'une vie humaine non née ne me semble pas être un progrès de civilisation. En contrepartie, il faut que l'Etat se fasse réellement le promoteur d'une culture de vie dans laquelle les femmes en réelles difficultés puissent avoir les moyens de s'en sortir. Le noeud du drame contemporain est là. On ne peut interdire un acte intrinséquement mauvais (d'un point de vue social et personnel) sans avoir une franche main tendue envers celles qui n'ont pas d'autres alternatives aujourd'hui. Si la protection intégrale de l'être humain est un objectif louable, les modalités pratiques d'application doivent être soumises à la réalité de la politique. Il faut laisser in fine le choix aux personnes. Une véritable responsabilité sociale entraîne des choix individuels qui ne peuvent être forcés mais il faut que les deux plateaux de la balance soient équilibrés. L'Etat ne peut l'ignorer et se doit de protéger la vie, comme c'est inscrit dans la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm&quot;&gt;déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 (article 3)&lt;/a&gt;. Ceci implique de facto une limitation des préjudices entraînés par l'avortement. Le Front National a donc raison de s'engouffrer dans cette brêche pour remettre le débat sur la table.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contre, il est illogique de défendre le droit à la vie naissante et de promouvoir la peine de mort. On est humaniste en entier ou on ne l'est pas. Même le pire des salauds a droit à la vie, aussi dur que cela puisse paraître pour les victimes. D'ailleurs, si le FN poussait la logique jusqu'au bout, il faudrait que tout assassin d'un citoyen soit passible de la peine de mort. La catégorisation peut être remise en question. Or, la vie ne se discute pas. Il n'est pas dans le rôle de l'Etat d'intervenir sur la vie ou la mort de ses concitoyens (Cf. &lt;a href=&quot;http://iaboc.hautetfort.com/archive/2006/09/07/robert-badinter-et-le-droit-a-la-vie.html&quot;&gt;Robert Badinter&lt;/a&gt;), que ceux-ci soit nés ou non. Il est par contre dans le rôle de l'Etat de mettre à l'écart ceux qui commettent des actes gravissimes comme les pédophiles, assasins d'enfants ou de policiers, trafiquant de drogues. En ce sens, le parc des prisons doit être développé et aménagé. La mise à l'écart de la société doit être fait de manière drastique. Rétablir la peine de mort serait un tort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon leitmotiv reste le même : &quot;mort à la peine de mort, à toute peine de mort&quot;.&lt;/p&gt;
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