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mercredi, 31 janvier 2007
La République française l'affirme : la personne humaine est inaliénable
" On ne transige pas avec un principe : la personne humaine est inaliénable ", a dit le subsitut du procureur de la République du Tribunal de Bobigny, Samuel Gillis, en ajoutant que " quels que soient la tendresse et l'amour dont ces enfants ont pu être entourés après, ils ont tous commencé leur vie comme des choses ".
Rapporté dans Le Monde, 31 janvier 2007, page 10
Cela se passe dans une sordide affaire de trafic d'enfants venant de Bulgarie. Le substitut a raison mais la République est faible car les principes moraux qui sont évoqués et proclamés sont à géométrie variable en France. Pourquoi ? parce que la personne humaine n'est pas définie. Cela pose d'ailleurs un véritable problème dans un pays dont la tradition juridique repose sur du droit positif, c'est à dire transcrit dans un texte, à rebours des traditions d'autres pays. La véritable question est : qu'est-ce qu'une personne humaine ? Cependant, tenter de répondre à cette question constituerait l'ouverture d'un débat que bien des personnes ne souhaite pas voir ouvrir. C'est un peu la politique de l'autruche. Le principe fort louable d'inaliénabilité est un principe tout bonnement "nominaliste", c'est à dire qu'il en reste au niveau de la désignation verbale mais ne correspond en rien à la vérité de ce qu'il désigne. Il n'est pas "réaliste". La réalité impose que l'on examine le développement continue de la personne pour que l'on remarque qu'à AUCUN stade de son développement continue intra ou extra-utérin, l'être humain ne peut être considéré comme une chose.
Faire respecter le droit de l'Homme, et non simplement "les droits de l'Homme" en général, c'est cela.
20:20 Publié dans Le monde à l'envers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Culture de mort, Avortement, Droits de l'Homme

