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mercredi, 11 octobre 2006
Pour un Nuremberg du communisme
Le débat sur le procès du communisme est toujours d'actualité. Nous célébrons en 2006 le cinquantième anniversaire du soulèvement hongrois de 1956. Paradoxale situation en France ou les lois mémorielles à sens unique barrent petit à petit le chemin vers le passé en réécrivant une histoire officielle dorée à la sauce contemporaine. La dernière loi en préparation sera celle condamnant pénalement ceux qui dénient le génocide arménien. Mémoire officielle contre liberté d'expression, tel serait le débat (faux-débat) d'aujourd'hui. Quoiqu'on en dise, il faut que l'expression sur le génocide arménien soit libre, totalement libre au risque de pourrir tout débat et de faire de l'Histoire en enjeu politique malsain. La France républicaine contemporaine est une créatrice de tabous, à l'instar des sociétés primitives. Couper la parole est l'exercice le plus symbolique du pouvoir d'Etat. Il est malheureusement une réalité cruelle.
Pour en revenir au communisme, l'écrivain Reynald Secher a publié un petit article dans le N° 1379 du journal catholique L'Homme Nouveau du 30 septembre 2006, plaidant pour un Nuremberg du communisme.
"Faut-il faire le Nuremberg du communisme ? La question peut sembler à première vue curieuse voire pour certains choquante. De nombreux gouvernants ne se réfèrent-ils pas encore à cette idéologie à l'heure ou des milliers de Chinois se pressent aux portes du Mausolée de Mao à l'occasion du trentième anniversaire de la mort du "Grand Timonier" ? C'est justement en raison de ce contexte, des arguments retenus pour la réhabilitation du communisme qu'il faut plus que jamais réflèchir sur cette question gravissime pour l'avenir. L'histoire est là ! Les faits sont connus. Relisons pour nous convaincre l'ouvrage remarquable sur ce sujet de Stéphane Courtois : Le livre noir du communisme. Au-delà de l'incroyable bilan humain, au moins cent millions de victimes (...), au-delà des traumatismes individuels, familiaux, économiques, etc., il ne faut pas oublier l'aspect ravageur au niveau planétaire de cette idéologie foncièrement perverse dont la force a toujours été une incroyable capacité d'adaptation quel que soit l'environnement. Si certyains comme le Cambodge osent courageusement juger quelques-uns de ses bourreaux, si certains pays comme la Russie ont interdit ce parti, il n'en reste pas moins vrai que jamais on n'a osé juger le communisme comme on l'a fait pour le nazisme à Nuremberg. Si nous ne le faisons pas maintenant, avant qu'il ne soit trop tard ne serait-ce qu'en raison de la mort des derniers témoins oculaires, soyons sûrs que demain, certains pays seront tentés par de nouvelles expériences qui connaîtront les mêmes conséquences. Reste aussi le délicat problème des victimes jamais réhabilitées et des survivants. Auront-elles, elles aussi, le droit d'avoir leur mémorial ?"
09:15 Publié dans Idéologies | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Communisme, Idéologie, Histoire, Loi, République, Totalitarisme, Liberté d'expression

