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vendredi, 10 février 2006

La mauvaise herbe qui pousse

Quand on est chrétien, on ne va pas se réjouir du fait que la foi des autres croyants soit ridiculisée. Nous avons eus, et nous avons toujours contre nous des tonnes de caricatures imbéciles qui sont publiées. Mais l'humour, même féroce, peut permettre de faire passer la pillule. Nous avons eus aussi droit à des méchancetés gratuites (l'affiche de Amen, les films de "la dernière tentation du Christ" ou "Je vous salue, Marie" entre autres) et des détournements qui ridiculisaient la religion chrétienne. La ligne jaune se franchit d'autant plus que la France est dans un état d'inculture religieuse dramatique. Enfin! le bon sens populaire faisait aussi la part des choses. En France, il est normal de brocarder et une caricature de talent sera toujours appréciée, même si ce n'est pas dit ouvertement. Il faut simplement que la caricature n'induise pas un mensonge éhonté.


L'Islam, dans sa pureté de diamant et dans son culte à un Dieu distant, très distant des hommes, n'admet pas de critiques, surtout venant des insoumis, des infidèles. Il n'admet aucune critique et sa conception de la politique est imperméable à toutes les contorsions génées de nos hommes politiques sans foi. La théocratie islamique ne s'embarasse guère de nuances, a fortiori quand les groupes de pression et les mouvements extrêmistes musulmans enflamment les foules. A la vue des images qui déferlent sur nos écrans, suite à la publication des caricatures de Mahomet, j'ai eu l'impression de voir les foules endoctrinées et fascinées du congrès de Nuremberg (le désordre en plus). Les voies du totalitarisme sont partout et les mauvaises herbes européennes (paiennes et laiques en ce qui concerne le nazisme) ont bien pris dans certains pays Musulmans.


Sous pretexte qu'on ne veut pas blesser les Musulmans, on ne veut non plus dénoncer la lèpre qui ronge l'Islam. Ce n'est pas faire injure aux fidèles sincères, chercheurs de la Vérité, que de leur dire que la gangrène risque d'emporter tout le corps.


J'ai peu de contact avec l'Islam et ce que je vois ne m'incite qu'à la prudence. J'ai lu le Coran, mais sans conviction car à franchement parler les Evangiles sont bien plus révolutionnaires et perturbateurs pour l'ordre établi. Le souvenir le plus frappant de l'Islam que je peux avoir est ce début de soirée passé sous les murailles medium_mosqueebleue.jpgde la Mosquée bleue à Istambul, où le Muezzin appelait à la prière du soir. Dans la pureté du ciel, la voix lançait des appels vers Dieu qui ne pouvaient que bouleverser le coeur. Dans ces appels, et uniquement dans ceux-ci, ce cri infini, cette plainte d'amour, je pouvais reconnaître le sentiment qui habite le coeur d'un fidèle Musulman qui cherche son Dieu. Dans tout le reste, et surtout dans les singeries totalitaires des imams manipulateurs, je ne vois que ruine de l'Homme. Il faudra sans doute sortir les épées pour lutter contre cette forme de fanatisme intolérant, mais il faudra surtout s'armer de la prière.