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vendredi, 11 février 2005
Kosovo : sur la route de la purification ethnique
Dans la tribune parue le 5 février 2005 dans le journal Le Monde, le général Wesley Clark s'engage vers la voie de l'indépendance du Kosovo. Il prend ainsi acte de l'échec terrible de la soi-disante "communauté internationale" à pacifier la province. Sous les efforts conjugués de l'OTAN et de l'ONU, le Kosovo est devenu la portion de territoire d'Europe la plus mono-ethnique qui soit. Rappelons que l'entrée en guerre en 1999 a été faite justement sur ce critère et que les armées occidentales défendaient un Kosovo pluri-ethnique.
Quel terrible aveu ! Pour en arriver là, il faut vraiment que la situation sur place soit dégradée, que les administrations de l'alliance soient dans l'incapacité de faire quoi que ce soit, mais également qu'elle n'aient plus la volonté de faire quoi que ce soit. Le Kosovo, berceau de la nation serbe, est désormais aux mains de la communauté albanaise, et quand on parle de communauté, il faut plutôt evoquer tous les gangs criminels et mafieux qui ont fait de ce bout de territoire la plaque tournante de tous les trafics européens, que ce soit de la drogue ou de la prostitution. Voilà le résultat de l'offensive de mars 1999 ! Il y a effectivement de quoi s'enorgueillir !
Pour mesurer l'exclusion totale des serbes du Kosovo, il suffit tout simplement de lire l'entretien donné par
le Père Sava le 21 août 2004 et de suivre l'actualité sur son site web. Les exactions anti-serbes sont quotidiennes, les morts s'accumulent, les souffrances sont immenses. Depuis que la KFOR est déployée sur le terrain, les serbes déplorent plus de morts que les albanais durant la guerre. L'impuissance est de rigueur, mais n'est-ce pas voulu ?
Le général Wesley Clark est un chaud partisan de l'indépendance. Dans cet entretien au Monde, il prône :
1- pas de rattachement à Belgrade ;
2- pas de partition du territoire ;
3- pas d'union future avec l'Albanie ni aucun autre territoire voisin.
Faut-il donc être aveuglé à ce point pour imaginer qu'une telle décision remettrait la guerre au goût du jour dans tous les Balkans, et en premier lieu en Bosnie-Herzégovine ? La Macédoine, qui abrite une très forte communauté albanaise verrait ses jours comptés.
Les Etats-Unis veulent-ils vraiment créer un abcès de fixation purulent dans les flancs d'une Europe qui peine à résoudre ce problème, aujourd'hui comme en 1999 ? On ne s'y prendrait pas mieux autrement.
Sans nul doute que le programme imaginé par M. Clark sera le fruit de la démocratie instinctive ? La suite des évènements se lit d'emblée :
1- Purification ethnique totale du territoire
2- Rattachement progressif et naturel à l'Albanie par de somptueux contrats de "partenariats privilégiés", si au goût du jour quand on parle de la Turquie
3- Destruction progressive et rapide de tout le patrimoine culturel serbe
Wesley Clark ecrit que "Le rythme de la progression vers une indépendance totale devrait être subordonné au traitement des minorités. Ce dernier point est d'une importance cruciale." C'est effectivement l'exécution du point N°1 qui est en cours de traitement, à savoir, la purification ethnique du Kosovo.
De quoi faire pleurer de bonheur tous les humanitaro-mondialistes que l'on entendaient vociférer de haine contre les anti-guerre de 1999. Messieurs, à vos plumes puisque l'on n'entend plus vos voix !
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